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Parce que randonner c'est la santé...

19 avril 2024 - La Via Francigena de Montefiascone à Viterbo

Le résumé du randonneur pressé :

Étape de transition entre collines volcaniques et plaine, cette courte journée permet de découvrir Montefiascone : ses églises, sa cathédrale spectaculaire, la Rocca dei Papi et de superbes panoramas sur le lac de Bolsena.

Après la ville, le chemin alterne entre route romaine antique, chemins agricoles et longues lignes droites parfois monotones, avant une arrivée plus austère à Viterbo.

Une étape facile physiquement, riche culturellement, idéale pour profiter du paysage et de l’histoire.


Et en détail :

Temps de lecture : 15 minutes

Un peu moins de 18 kilomètres nous séparent aujourd’hui de Viterbo (Viterbe en français). Le profil de l’étape ne devrait pas nous faire trop transpirer : nous quittons la lèvre sud-est de la grande caldeira des monts Vulsini, celle qui enserre le lac de Bolsena, pour descendre progressivement vers la plaine de Viterbo.

Ce faisant, nous laissons derrière nous l’Alta Tuscia viterbese, cette belle région de collines volcaniques, berceau de la civilisation étrusque, que nous arpentons depuis trois jours, depuis notre sortie de Toscane.

Nous allons découvrir ça ?

19 avril 2024 - La Via Francigena de Montefiascone à Viterbo
19 avril 2024 - La Via Francigena de Montefiascone à Viterbo

De la Porta del Borgo, nous empruntons le Corso Cavour. Bon, j’avais dit que nous ne transpirerions pas beaucoup aujourd’hui… mais nous voilà déjà en train de monter, sans échauffement !

Au bout de la rue, nous débouchons sur la Piazza Vittorio Emanuele, cœur de la vieille ville de Montefiascone. La fontaine qui se dresse au milieu de la place fut inaugurée le 28 août 1898 pour célébrer la mise en service de l’aqueduc apportant l’eau à la ville depuis les monts Cimini.

Un passage par l’Office de tourisme m’apprend que seuls les 100 derniers kilomètres de la Via Francigena suffisent pour ouvrir le droit au Testimonium. Quoi ? J’ai fait tout ce trajet à pied depuis Calais pour découvrir que j’aurais pu commencer ici, à Montefiascone ?

Bon, je plaisante. Même si je ne suis pas encore arrivé à Rome, quelle formidable expérience ce périple aura déjà été pour moi.

De la Porta del Borgo à la Piazza Vittorio Emanuele, à Montefiascone
De la Porta del Borgo à la Piazza Vittorio Emanuele, à Montefiascone
De la Porta del Borgo à la Piazza Vittorio Emanuele, à Montefiascone
De la Porta del Borgo à la Piazza Vittorio Emanuele, à Montefiascone
De la Porta del Borgo à la Piazza Vittorio Emanuele, à Montefiascone

De la Porta del Borgo à la Piazza Vittorio Emanuele, à Montefiascone

Nous quittons la place par un passage sous les habitations, à l’opposé du Corso Cavour. Face à nous, des escaliers - peut-être surtout le balisage de la Via Francigena - nous invitent à grimper mais, sur la gauche, presque dans notre dos, se confondant avec les façades voisines, la petite Chiesa di Sant’Andrea attire malgré tout notre attention.

Rappelez-vous, hier, en arrivant en ville, les différentes églises croisées sur notre parcours nous avaient fait remonter le temps. Ici, c’est un bond supplémentaire que nous effectuons, puisque cette discrète petite église était déjà mentionnée en 853. Un des plus anciens édifices religieux de Montefiascone !

À l’intérieur, la simplicité domine. La nef centrale, étroite et légèrement sombre, conserve encore les colonnes et chapiteaux romans de l’édifice primitif. On devine aussi, dans la maçonnerie, les traces des anciennes nefs latérales, aujourd’hui absorbées par les maisons voisines. Pas de fresques spectaculaires ni de tableaux célèbres : seulement la pierre nue.

Chiesa di Sant'Andrea, à Montefiascone
Chiesa di Sant'Andrea, à Montefiascone
Chiesa di Sant'Andrea, à Montefiascone
Chiesa di Sant'Andrea, à Montefiascone
Chiesa di Sant'Andrea, à Montefiascone

Chiesa di Sant'Andrea, à Montefiascone

Un peu plus loin dans la même rue se dresse la Cattedrale di Santa Margherita. Apparemment, on aime faire les choses autrement à Montefiascone. Car ici encore, à l’image de la Basilica di San Flaviano visitée hier, nous avons affaire à deux églises superposées.

L’église du bas date de la fin du XVe siècle, tandis que la construction de celle du haut ne fut envisagée qu’à partir des années 1530. Elle devait alors adopter une forme octogonale et être coiffée de six dômes. Mais un incendie détruisit en 1670 la toiture provisoire et il fut finalement décidé de ne la doter que d’un seul dôme. De style baroque, celui-ci n’en demeure pas moins l’un des plus grands d’Italie.

Quant aux clochers, ils ne furent construits qu’en 1840.

Cattedrale di Santa Margherita, à Montefiascone
Cattedrale di Santa Margherita, à Montefiascone

Cattedrale di Santa Margherita, à Montefiascone

À l’intérieur de la cathédrale, on découvre un espace bien plus riche qu’on ne l’imagine depuis la place. Les chapelles latérales, les marbres et les ornements attirent vite l’œil, sans jamais donner l’impression d’en faire trop.

Et puis il y a le dôme, qui domine tout. Sa hauteur et son ampleur créent un effet presque théâtral, au point qu’on se surprend à rester un moment immobile, simplement à lever les yeux.

On ressort avec la sensation d’avoir visité un lieu à la fois élégant et étonnamment audacieux.

Cattedrale di Santa Margherita, à Montefiascone
Cattedrale di Santa Margherita, à Montefiascone
Cattedrale di Santa Margherita, à Montefiascone
Cattedrale di Santa Margherita, à Montefiascone
Cattedrale di Santa Margherita, à Montefiascone

Cattedrale di Santa Margherita, à Montefiascone

Juste en face, l’ancien palais épiscopal rappelle un autre pan de l’histoire de Montefiascone.

Construit au XVe siècle à l’initiative du pape Pie II, il a longtemps servi de résidence et de centre administratif pour les évêques, accueillant également des représentants pontificaux de passage.

Remanié à plusieurs reprises au fil des siècles, notamment avec l’ajout d’un jardin au XVIIIe siècle, il demeure aujourd’hui un témoin discret mais essentiel de la vie religieuse et administrative de la ville.

Mais avant de rejoindre le parcours de la Via Francigena, il nous reste une visite, impérative, à faire.

Palazzo Vescovile, Piazza Santa Margherita, à Montefiascone

Palazzo Vescovile, Piazza Santa Margherita, à Montefiascone

Souvenez-vous : la cathédrale a été construite sur deux niveaux. Descendons donc au niveau inférieur où, depuis le balcon situé avant l’entrée de l’édifice, nous pouvons jeter un œil sur la ville en contrebas.

Au pied de la Cattedrale di Santa Margherita, à Montefiascone
Au pied de la Cattedrale di Santa Margherita, à Montefiascone
Au pied de la Cattedrale di Santa Margherita, à Montefiascone

Au pied de la Cattedrale di Santa Margherita, à Montefiascone

Le sanctuaire dédié à Santa Lucia Filippini a été aménagé dans l’ancienne crypte médiévale.

Au centre, l’espace circulaire, entouré de huit arcs en plein cintre, est dominé par un autel flanqué de deux hauts-reliefs de Dante Ruffini : la sainte instruisant les jeunes, et le cardinal Barbarigo lui remettant le crucifix. Dans le tombeau situé sous l’autel repose son corps, ce qui confère au lieu une intensité particulière.

Les scènes du Via Crucis en terre cuite, d’un réalisme presque troublant, semblent prêtes à s’animer. L’ensemble dégage une atmosphère prenante, presque mystérieuse, qui saisit dès l’entrée et explique pourquoi cette crypte, consacrée en 1962, est devenue l’un des lieux les plus marquants de Montefiascone.

Santuario Cripta di Santa Lucia Filippini, à Montefiascone
Santuario Cripta di Santa Lucia Filippini, à Montefiascone
Santuario Cripta di Santa Lucia Filippini, à Montefiascone
Santuario Cripta di Santa Lucia Filippini, à Montefiascone
Santuario Cripta di Santa Lucia Filippini, à Montefiascone
Santuario Cripta di Santa Lucia Filippini, à Montefiascone
Santuario Cripta di Santa Lucia Filippini, à Montefiascone
Santuario Cripta di Santa Lucia Filippini, à Montefiascone
Santuario Cripta di Santa Lucia Filippini, à Montefiascone
Santuario Cripta di Santa Lucia Filippini, à Montefiascone
Santuario Cripta di Santa Lucia Filippini, à Montefiascone

Santuario Cripta di Santa Lucia Filippini, à Montefiascone

👼 Santa Lucia Filippini

Une figure marquante de Montefiascone

Née en 1672 à Corneto (aujourd’hui Tarquinia), Lucia Filippini passe une partie décisive de sa vie à Montefiascone, où elle collabore avec le cardinal Barbarigo pour organiser des écoles destinées aux filles des milieux modestes.

Un engagement tourné vers l’éducation

Elle forme des maîtresses, développe une pédagogie simple et accessible, et pose les bases de la congrégation des Maestre Pie Filippini, dédiée à l’instruction chrétienne et à l’accompagnement des jeunes filles.

Une mémoire toujours vivante

Canonisée en 1930, elle reste une figure importante de la région. Le sanctuaire‑crypte de Montefiascone, qui lui est consacré, rappelle son passage et l’influence durable qu’elle a exercée sur la vie religieuse et éducative locale.

Direction cette fois la Rocca dei Papi, où nous allons récupérer le tracé officiel de la Via Francigena. Des escaliers, sur la droite du palais épiscopal, nous offrent un raccourci bienvenu. À leur sommet, nous découvrons une nouvelle église, modeste certes, mais chargée d’histoire. Il s’agit de la Chiesa Santa Maria della Neve.

Construite au début du XIIIᵉ siècle sous le pontificat d’Innocent III, elle servait alors de chapelle du château et portait le nom de Chiesa Santa Maria in Castello. Au XVIᵉ siècle, l’édifice était toutefois dans un état de profond abandon. Selon la tradition locale, lors d’une visite pastorale en 1583, on l’aurait retrouvée remplie de neige — neve en italien. C’est de cet épisode, transmis de génération en génération, que viendrait le nom qu’elle porte aujourd’hui.

Au moment d’entrer dans l’église, je croise deux Québécoises qui en sortent. Très vite, la conversation s’engage… et s’éternise. Nous passons près de vingt minutes à échanger nos expériences respectives sur la Via Francigena.

Au point que j’en oublie complètement de prendre des photos de l’intérieur, et que Kévin, mon fils, en profite pour déguerpir. Je ne le reverrai qu’à l’arrivée au logement. Mais ce qui me réjouit, c’est qu’il m’y aura sans doute préparé un bon bain et un bon repas.

Bon… c’est une blague. Mais on peut toujours rêver, non ?

Chiesa Santa Maria della Neve, à Montefiascone
Chiesa Santa Maria della Neve, à Montefiascone
Chiesa Santa Maria della Neve, à Montefiascone

Chiesa Santa Maria della Neve, à Montefiascone

L’église se trouve également à l’entrée du Giardino del Vescovado, qui partage avec la Rocca, à 633 mètres d’altitude, le Colle Falisco.

D’ici, forcément, les panoramas sur la région sont superbes.

Giardino del Vescovado, à Montefiascone
Giardino del Vescovado, à Montefiascone
Giardino del Vescovado, à Montefiascone
Giardino del Vescovado, à Montefiascone

Giardino del Vescovado, à Montefiascone

Nous ne pouvons évidemment pas quitter Montefiascone sans avoir visité la Rocca dei Papi. Vu sa position stratégique, il est clair que l’endroit fut occupé très tôt. Un premier château, en bois, existait déjà bien avant l’an 1000, et l’on sait que le site était habité dès l’âge du Fer, autour du IXᵉ siècle avant notre ère.

En 1207, le pape Innocent III fit édifier des murailles en pierre et désigna la forteresse comme siège du recteur de l’une des cinq provinces du Patrimoine de Saint‑Pierre en Tuscia.

Durant la Renaissance, sous le pontificat de Paul III Farnese, pour des raisons politiques et militaires, la Rocca fut progressivement abandonnée et démilitarisée. Le siège du recteur fut alors transféré à Viterbo.

Entre le XIIIᵉ et le XVIᵉ siècle, la forteresse accueillit pourtant de nombreuses personnalités de haut rang, membres de cours européennes et autorités ecclésiastiques.

La Rocca dei Papi, à Montefiascone
La Rocca dei Papi, à Montefiascone
La Rocca dei Papi, à Montefiascone
La Rocca dei Papi, à Montefiascone
La Rocca dei Papi, à Montefiascone
La Rocca dei Papi, à Montefiascone
La Rocca dei Papi, à Montefiascone
La Rocca dei Papi, à Montefiascone

La Rocca dei Papi, à Montefiascone

🛡️ Montefiascone, bastion de la papauté

Un refuge plus sûr que Rome

Dominant le lac de Bolsena et les routes reliant Rome à l’Ombrie et à la Toscane, Montefiascone offrait une position défensive idéale. En période de troubles, plusieurs papes et cardinaux y trouvèrent un refuge plus sûr que la capitale, trop exposée aux révoltes, aux factions et aux armées étrangères.

Une forteresse au cœur du Patrimoine de Saint‑Pierre

Dès 1207, Innocent III renforce la Rocca et en fait un point d’appui militaire du pouvoir pontifical. La forteresse devient un lieu de commandement, dotée de garnisons et confiée à un recteur chargé de défendre les intérêts du pape dans la région.

Les papes, souverains… et chefs de guerre

Au Moyen Âge et à la Renaissance, les papes gouvernent des territoires, lèvent des troupes et mènent des campagnes militaires. Montefiascone s’inscrit dans ce réseau de places fortes destinées à protéger les États pontificaux contre les cités rivales, les seigneurs locaux et les puissances étrangères.

Un héritage encore lisible

Aujourd’hui, les vestiges de la Rocca dei Papi rappellent ce passé martial. En parcourant Montefiascone, on découvre non seulement une ville de pèlerinage, mais aussi un ancien verrou stratégique du pouvoir pontifical.

Voilà maintenant une heure et demie que nous arpentons les édifices les plus emblématiques de Montefiascone. Il est sans doute temps, à présent, de prendre la route de Viterbo.

Nous quittons la vieille ville par la Via Trento, en contrebas de la Rocca. À la Piazza Luigi Boccadoro, un belvédère nous offre peut-être la plus belle vue sur le lac de Bolsena, dernière occasion de le contempler. Puis nous descendons la Via della Bandita pour ouvrir un nouveau chapitre de notre épopée sur la Via Francigena.

Piazza Luigi Boccadoro et Via della Bandita, à Montefiascone
Piazza Luigi Boccadoro et Via della Bandita, à Montefiascone
Piazza Luigi Boccadoro et Via della Bandita, à Montefiascone
Piazza Luigi Boccadoro et Via della Bandita, à Montefiascone
Piazza Luigi Boccadoro et Via della Bandita, à Montefiascone
Piazza Luigi Boccadoro et Via della Bandita, à Montefiascone

Piazza Luigi Boccadoro et Via della Bandita, à Montefiascone

Nous nous retrouvons rapidement hors des habitations, d’abord sur un chemin de terre en forte pente, puis sur la Via Cevoli, une petite route asphaltée où le relief s’adoucit.

Le coup d’œil en arrière vaut la peine, pour la perspective sur Montefiascone et surtout sur la cathédrale, dont le dôme nous apparaît plus grand que jamais.

Via Cevoli, à Montefiascone
Via Cevoli, à Montefiascone
Via Cevoli, à Montefiascone
Via Cevoli, à Montefiascone

Via Cevoli, à Montefiascone

Au bout d’environ 1 200 mètres à travers la campagne, à hauteur d’une sous-station électrique, nous bifurquons à droite sur un étroit chemin de terre. Très vite, des pierres apparaissent au sol, révélant une ancienne chaussée romaine.

Il s’agit de la Cassia antica, celle que Sigeric a sans doute foulée lors de son périple vers Rome à la fin du Xe siècle.

La marche n’y est pas des plus aisées. Les pierres, inégales, demandent une attention constante. En avançant, je pense à Sigeric et à ses contemporains, qui ont dû emprunter cette voie avec des chaussures bien moins adaptées que les nôtres.

Nous la suivons pendant près de 2 700 mètres, jusqu’à longer, puis passer sous la ligne de chemin de fer Viterbo – Attigliano. Ça, Sigeric n’a pas pu faire !

Cassia antica, à Montefiascone
Cassia antica, à Montefiascone
Cassia antica, à Montefiascone
Cassia antica, à Montefiascone
Cassia antica, à Montefiascone
Cassia antica, à Montefiascone
Cassia antica, à Montefiascone
Cassia antica, à Montefiascone
Cassia antica, à Montefiascone
Cassia antica, à Montefiascone
Cassia antica, à Montefiascone
Cassia antica, à Montefiascone

Cassia antica, à Montefiascone

🛤️ Cassia antica et Via Francigena

Deux chemins, deux époques

La Cassia antica est une véritable route romaine, construite en pierre et pensée pour les légions, les marchands et les messagers de l’Empire. Elle reliait Rome à la Toscane et constitue l’une des grandes artères antiques du centre de l’Italie.

Un itinéraire, pas une route

La Via Francigena, elle, n’est pas une voie unique mais un itinéraire médiéval emprunté par les pèlerins venus du nord de l’Europe. Son tracé a varié selon les époques, les dangers, les ponts et les auberges disponibles.

Quand les deux se rencontrent

Par endroits, comme entre Montefiascone et Viterbo, la Via Francigena emprunte des tronçons de la Cassia antica. On marche alors sur des pierres romaines vieilles de deux millénaires tout en suivant un chemin de pèlerinage médiéval.

Une superposition d’histoires

Cette coexistence donne à la marche une profondeur particulière : sous les pas du pèlerin, la route romaine et l’itinéraire francigeno se superposent, rappelant que les chemins d’aujourd’hui portent souvent les traces de ceux d’hier.

Peu avant le passage sous la ligne de chemin de fer, nous quittons le territoire de Montefiascone pour celui de Viterbo. Mais c’est toujours la première qui veille sur nous, perchée là-haut.

Nous avons aussi abandonné la Cassia antica pour un chemin de terre bien plus confortable, qui serpente entre prés et champs de coquelicots et de boutons d’or. Jusqu’à ce que nous retrouvions, une nouvelle fois, le chemin de fer.

Vers le Monte Iugo, à Viterbo
Vers le Monte Iugo, à Viterbo
Vers le Monte Iugo, à Viterbo
Vers le Monte Iugo, à Viterbo
Vers le Monte Iugo, à Viterbo
Vers le Monte Iugo, à Viterbo
Vers le Monte Iugo, à Viterbo
Vers le Monte Iugo, à Viterbo

Vers le Monte Iugo, à Viterbo

Le Monte Iugo, cette bosse bien visible sur le profil de l’étape à mi-parcours, pointe désormais le bout de son nez. Et il est déjà midi passé. Une petite pause s’impose (admirez la rime !), sur une pierre à proximité du pont, pour reprendre des forces.

Et puis c'est la route qu'on reprend, en jetant un dernier regard vers Montefiascone, qui bientôt disparaîtra, pour de bon, derrière le mont.

Le Monte Iugo, à Viterbo
Le Monte Iugo, à Viterbo
Le Monte Iugo, à Viterbo
Le Monte Iugo, à Viterbo
Le Monte Iugo, à Viterbo

Le Monte Iugo, à Viterbo

Du bas du Monte Iugo, nous traversons pendant près de sept kilomètres la plaine au nord de Viterbo. Les longues lignes droites à travers champs finissent par lasser, d’autant que le décor évolue peu et que l’on a parfois l’impression de ne pas se rapprocher de l’arrivée.

Tant qu’à faire, parlons justement du décor. À l’horizon, derrière Viterbo, se dressent les Monti Cimini, dont les sommets culminent entre 700 et plus de 900 mètres. C’est dans ces hauteurs volcaniques qu’ont été captées, à la fin du XIXᵉ siècle, les sources alimentant l’aqueduc inauguré en 1898 pour approvisionner Montefiascone.

À l’est, la neige recouvre les Apennins. C’est assez inhabituel à cette période de l’année, mais finalement peu surprenant au regard des –6 °C de température ressentie que nous aurons connus pendant ce périple. Habituellement, on tourne plutôt autour des 20 degrés.

Du Monte Iugo à Viterbo
Du Monte Iugo à Viterbo
Du Monte Iugo à Viterbo
Du Monte Iugo à Viterbo
Du Monte Iugo à Viterbo
Du Monte Iugo à Viterbo
Du Monte Iugo à Viterbo
Du Monte Iugo à Viterbo
Du Monte Iugo à Viterbo
Du Monte Iugo à Viterbo
Du Monte Iugo à Viterbo
Du Monte Iugo à Viterbo
Du Monte Iugo à Viterbo
Du Monte Iugo à Viterbo

Du Monte Iugo à Viterbo

L’accueil à Viterbo est plutôt froid. Je ne parle plus ici des températures, mais du gigantesque colombarium en construction à côté du cimetière, impressionnant lui aussi.

Je me suis interrogé sur un éventuel lien avec la pandémie de COVID-19, sachant que l’Italie a payé un lourd tribut à la maladie. Mais ce sont surtout les provinces du nord qui ont été touchées et la construction de ce complexe relève plutôt de l’anticipation d’un changement d’habitudes. Les Italiens sont en effet de plus en plus nombreux à envisager l’incinération en fin de vie.

Bon, après avoir bien plombé l’ambiance, nous voilà arrivés au terme de cette étape. Pas au cimetière, je vous rassure, mais un peu plus loin, Via della Pallazina. Pourquoi là ? Tout simplement parce que nous logeons ce soir à proximité.

Comme d’habitude, vous trouverez l’appréciation de cette étape au paragraphe ad hoc. Et surtout, n’hésitez pas à laisser un commentaire, tout en bas.

Alors, Kévin, ce repas, il est prêt ?

Arrivée à Viterbo
Arrivée à Viterbo
Arrivée à Viterbo
Arrivée à Viterbo
Arrivée à Viterbo
Arrivée à Viterbo

Arrivée à Viterbo

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Vous voulez revivre cette étape en vidéo 3D ? C'est ici :

Appréciation du parcours :

Une étape facile physiquement, dont l’intérêt se concentre clairement dans sa première moitié. Montefiascone séduit par la richesse de son patrimoine et par les panoramas offerts depuis la cathédrale et la Rocca dei Papi.

À la sortie de la ville, le passage sur la Cassia antica apporte une vraie dimension historique à la marche, en faisant cheminer le randonneur sur une ancienne voie romaine intégrée au tracé de la Via Francigena.

La suite, à travers la plaine, se révèle plus monotone : de longues lignes droites et un décor peu changeant qui mettent la patience du randonneur à l’épreuve avant l’arrivée à Viterbo.

Comment rejoindre cette étape ?

Montefiascone et Viterbo sont toutes deux accessibles en bus depuis la région de Viterbo.

Pour débuter l’étape à Montefiascone, il est possible de prendre un bus depuis Viterbo ou d’autres communes voisines et de descendre à la Porta del Borgo, point de départ de la vieille ville. Pour ceux qui souhaitent rejoindre l’arrivée à Viterbo, plusieurs lignes locales permettent de descendre directement en centre-ville.

En ce qui nous concerne, nous avons laissé la voiture en début de journée sur le parking du stade Enrico Rocchi, proche de notre logement à Viterbo, et nous avons pris le bus pour Montefiascone depuis la Via della Pallazina.

Les randonneurs au long cours, ceux qui portent toute leur maison sur le dos ou qui font appel à un service de transport de bagages, n’auront évidemment pas à se soucier de cette organisation.

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Vous souhaitez parcourir cette étape de la Via Francigena ? Vous trouverez ci-dessous la trace GPX de l'itinéraire tel que nous l'avons suivi :

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