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Parce que randonner c'est la santé...

18 avril 2024 - La Via Francigena de Bolsena à Montefiascone

Le résumé du randonneur pressé :

16 km seulement, mais ponctués de montées bien marquées. Départ de Bolsena et visite de la basilique Santa Cristina et de ses catacombes. Le parcours grimpe sur les flancs du volcan Vulsini, avec des vues sur le lac de Bolsena d'un bleu profond, traverse le Parco di Turona et ses vestiges anciens, puis rejoint Montefiascone, riche d’un patrimoine religieux remarquable et de la célèbre légende du vin Est! Est!! Est!!!. Une étape courte mais dense, entre paysages, histoire et surprises.


Et en détail :

Temps de lecture : 14 minutes

Au moment où nous nous élançons sur cette étape entre Bolsena et Montefiascone, il nous reste exactement une semaine de marche avant d’atteindre Rome, notre but final sur la Via Francigena.

Avec un peu plus de 16 km, c’est la plus courte étape de notre périple printanier. Mais qu’on ne s’y trompe pas en regardant seulement la distance : le profil annonce une succession de bosses qui nous feront gagner de l’altitude, jusqu’à culminer à l’arrivée.

Autre particularité de ce parcours longeant le lac de Bolsena : en dehors du départ et de l’arrivée, nous ne traverserons aucun village, aucune agglomération. De quoi promettre de beaux moments de marche. Nous y allons ?

18 avril 2024 - La Via Francigena de Bolsena à Montefiascone
18 avril 2024 - La Via Francigena de Bolsena à Montefiascone

Nous démarrons de la Piazza Matteotti, où nous profitons de la présence de l’Office de tourisme pour faire tamponner nos crédenciales. Rapidement, nous empruntons le Corso della Repubblica, une jolie petite rue commerçante aux façades colorées. Au bout de celle-ci, sur la gauche, se dévoile la remarquable Basilica Santa Cristina.

De la Piazza Matteotti à la Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
De la Piazza Matteotti à la Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
De la Piazza Matteotti à la Basilica di Santa Cristina, à Bolsena

De la Piazza Matteotti à la Basilica di Santa Cristina, à Bolsena

Visiter la basilique de Santa Cristina est impératif lorsqu’on traverse Bolsena : c’est l’un des lieux les plus marquants de l’étape. L’église surprend par sa simplicité — presque dépouillée — mais elle abrite des œuvres d’une grande beauté, qui ressortent d’autant plus dans ce cadre sobre. J’en ai pris plein les yeux.

Sous l’édifice se trouvent la grotte et les catacombes où aurait été enterrée la jeune martyre Cristina, vénérée depuis les premiers siècles. Autour de ce tombeau, un sanctuaire s’est développé, jusqu’à être consacré en 1077 par le pape Grégoire VII.

L’église a ensuite évolué au fil du temps, notamment à la Renaissance, lorsque le cardinal Giovanni de’ Medici — futur Léon X — fait construire la façade actuelle. Mais la renommée de Santa Cristina vient surtout du miracle eucharistique de 1263, qui a fait de Bolsena un lieu de pèlerinage majeur et a inspiré la fête du Corpus Domini.

Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
Basilica di Santa Cristina, à Bolsena
Basilica di Santa Cristina, à Bolsena

Basilica di Santa Cristina, à Bolsena

✝️ La légende de l’hostie saignante de Bolsena

Un prêtre en proie au doute

En 1263, un prêtre venu de Bohême traversait l’Italie après un pèlerinage à Rome. Il doutait de la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Sur la route du retour, il s’arrêta à Bolsena et décida d’y célébrer la messe dans l’église de Santa Cristina.

Le miracle de Santa Cristina

Selon la tradition, au moment de la consécration, l’hostie se serait mise à saigner, tachant le corporal et les dalles de marbre. Le pape Urbain IV, alors à Orvieto, fit venir les reliques. Cet épisode inspira l’institution de la fête du Corpus Domini.

Une mémoire encore visible

Aujourd’hui, le corporal est conservé à Orvieto, tandis qu’à Bolsena, la chapelle du Miracle abrite les pierres associées à l’événement. Pour les pèlerins de la Via Francigena, c’est un lieu marquant, simple et ancien.

Note : le « corporal » est un petit linge blanc déplié sur l’autel pendant la messe, destiné à recevoir l’hostie et le calice.

Nous reprenons ensuite notre progression par la Via IV Novembre. La Porta Romana devait sans doute marquer les limites de la ville au Moyen Âge. Mais, à mon humble avis, celle que nous franchissons aujourd’hui n’est probablement pas l’originale.

Via IV. Novembre, à Bolsena
Via IV. Novembre, à Bolsena

Via IV. Novembre, à Bolsena

En quittant la ville par le sud-est, nous attaquons rapidement une montée assez soutenue vers la Località Poggio Sala. Très vite, le bitume laisse place à la nature. Le chemin décrit une boucle qui contourne le vallon du Fosso della Carogna.

Quelques propriétés éparses ponctuent la colline. À travers un grillage, nous apercevons une dernière fois la ville de Bolsena et, au-dessus des vignes, le lac se dévoile furtivement, avant que nous ne soyons complètement immergés dans le paysage.

Vers la Località Poggio Sala, à Bolsena
Vers la Località Poggio Sala, à Bolsena
Vers la Località Poggio Sala, à Bolsena
Vers la Località Poggio Sala, à Bolsena
Vers la Località Poggio Sala, à Bolsena
Vers la Località Poggio Sala, à Bolsena
Vers la Località Poggio Sala, à Bolsena
Vers la Località Poggio Sala, à Bolsena

Vers la Località Poggio Sala, à Bolsena

À l’entame de la deuxième bosse, lorsque nous rejoignons une petite route asphaltée, nous entrons dans le Sito di Importanza Comunitaria Monti Vulsini. Si vous avez lu mon récit de l’étape d’hier, cela devrait vous parler : c’est en effet l’éruption des monts Vulsini, il y a près de 300 000 ans, qui a donné naissance au lac de Bolsena, le plus grand lac volcanique d'Europe.

Nous montons pendant environ un kilomètre sur cette petite route. Quelques maisons sont encore visibles, avant que nous ne retrouvions un très beau sentier. Le paysage s’ouvre alors : d’un côté, le lac, d’un bleu intense, reflète le ciel, de l’autre, se dressent les flancs de l’ancien volcan.

Le chemin redescend ensuite à travers les bois, traverse le Fosso Maiona à gué, puis remonte sur le flanc du volcan. Un superbe parcours !

Sito di Importanza Comunitaria Monti Vulsini, à Bolsena
Sito di Importanza Comunitaria Monti Vulsini, à Bolsena
Sito di Importanza Comunitaria Monti Vulsini, à Bolsena
Sito di Importanza Comunitaria Monti Vulsini, à Bolsena
Sito di Importanza Comunitaria Monti Vulsini, à Bolsena
Sito di Importanza Comunitaria Monti Vulsini, à Bolsena
Sito di Importanza Comunitaria Monti Vulsini, à Bolsena
Sito di Importanza Comunitaria Monti Vulsini, à Bolsena
Sito di Importanza Comunitaria Monti Vulsini, à Bolsena
Sito di Importanza Comunitaria Monti Vulsini, à Bolsena
Sito di Importanza Comunitaria Monti Vulsini, à Bolsena
Sito di Importanza Comunitaria Monti Vulsini, à Bolsena

Sito di Importanza Comunitaria Monti Vulsini, à Bolsena

Il n'ira pas loin, celui-là...

18 avril 2024 - La Via Francigena de Bolsena à Montefiascone

Nous retrouvons ensuite, pour un temps, une petite route asphaltée. Après un kilomètre et demi alternant oliveraies et bosquets, nous arrivons au Parco di Turona.

Le lieu peut sembler anodin de prime abord, mais il concentre une histoire étonnamment riche. Sur les hauteurs, la colline de la Capriola abritait un petit village de huttes datant des XVIe et XVe siècles avant J.-C. Les objets mis au jour lors des fouilles sont aujourd’hui visibles au musée de la Rocca Monaldeschi, à Bolsena.

Plus bas, une nécropole des VIIIe et VIIe siècles avant J.-C. a été découverte. Le long du vallon subsistent également les vestiges de moulins médiévaux, qui utilisèrent la force de l’eau jusqu’à une époque relativement récente.

Et ce n’est pas tout : près du Fosso d’Arlena, les ruines d’une agglomération étrusque occupée entre le VIe et le IVe siècle avant J.-C. ont été mises au jour. Enfin, c’est aussi d’ici que part un aqueduc construit par les Romains, qui alimentait Bolsena en eau.

Mais de tout cela, en restant sur le tracé de la Via Francigena, nous ne verrons rien...

Le Parco di Turona, à Bolsena
Le Parco di Turona, à Bolsena
Le Parco di Turona, à Bolsena
Le Parco di Turona, à Bolsena
Le Parco di Turona, à Bolsena
Le Parco di Turona, à Bolsena

Le Parco di Turona, à Bolsena

À partir de la petite Chiesa Madonna di Turona, nous nous enfonçons dans le parc avant de longer le Fosso d’Arlena. En chemin, nous quittons le territoire de Bolsena pour entrer sur celui de Montefiascone, où le bruit de deux cascatelles attire notre attention.

Le Parco di Turona, à Bolsena
Le Parco di Turona, à Bolsena
Le Parco di Turona, à Bolsena
Le Parco di Turona, à Bolsena
Le Parco di Turona, à Bolsena
Le Parco di Turona, à Bolsena

Le Parco di Turona, à Bolsena

Étrangement, sur le territoire de Montefiascone, le Fosso d’Arlena change de nom pour devenir le Fosso del Bucine. À moins que ce ne soit l’inverse, si l’on respecte le sens du cours d’eau…

Quoi qu’il en soit, après l’avoir traversé, le chemin s’élève en direction du Colle della Guardata, qui culmine à 490 mètres d’altitude. Après avoir évolué au milieu des bois, des vignes et des champs, nous franchissons ainsi la mi-étape. Et jusqu’ici, ce n’est que du bonheur !

Vers le Colle della Guardata, à Montefiascone
Vers le Colle della Guardata, à Montefiascone
Vers le Colle della Guardata, à Montefiascone
Vers le Colle della Guardata, à Montefiascone
Vers le Colle della Guardata, à Montefiascone
Vers le Colle della Guardata, à Montefiascone
Vers le Colle della Guardata, à Montefiascone

Vers le Colle della Guardata, à Montefiascone

Du Colle della Guardata, après avoir traversé la ferme éponyme, nous redescendons à travers champs, en longeant une lisière boisée, jusqu’à la Via Cassia, notre fil conducteur depuis plusieurs jours déjà.

Du Colle della Guardata à la Via Cassia, à Montefiascone
Du Colle della Guardata à la Via Cassia, à Montefiascone
Du Colle della Guardata à la Via Cassia, à Montefiascone
Du Colle della Guardata à la Via Cassia, à Montefiascone
Du Colle della Guardata à la Via Cassia, à Montefiascone

Du Colle della Guardata à la Via Cassia, à Montefiascone

Nous la longeons sur 500 mètres, à l’abri du trafic, avant de la quitter par la gauche pour retourner dans les campagnes. Vignes, oliveraies, champs de blé et prés composent alors un paysage varié et agréable, ponctué de fermes isolées. L’ennui n’est décidément pas au programme du jour !

De la Via Cassia à la Via Asinello, à Montefiascone
De la Via Cassia à la Via Asinello, à Montefiascone
De la Via Cassia à la Via Asinello, à Montefiascone
De la Via Cassia à la Via Asinello, à Montefiascone
De la Via Cassia à la Via Asinello, à Montefiascone
De la Via Cassia à la Via Asinello, à Montefiascone
De la Via Cassia à la Via Asinello, à Montefiascone
De la Via Cassia à la Via Asinello, à Montefiascone

De la Via Cassia à la Via Asinello, à Montefiascone

De retour sur une petite route asphaltée, nous découvrons la Fontana del Sambuco, au pied de la dernière grosse montée avant Montefiascone. Faute d’indication sur la qualité de l’eau qui en sort, difficile de dire qu’elle tombe à point pour se désaltérer. En revanche, comme nous y arrivons à l’heure du déjeuner, les deux bancs qui l’encadrent et l’ombre des arbres constituent une invitation très crédible à la pause casse-croûte. Ce que nous ne manquons évidemment pas de faire.

Nous reprenons ensuite notre ascension vers Montefiascone, qui apparaît bientôt, perchée tout là-haut au sommet de la lèvre sud-est du volcan. Mais alors qu'il nous reste encore deux kilomètres avant d’y parvenir, un point de vue sur le lac de Bolsena nous permet de mesurer l’effort fourni pour grimper jusqu’ici.

De la Via Asinello à la Via Pelluche, à Montefiascone
De la Via Asinello à la Via Pelluche, à Montefiascone
De la Via Asinello à la Via Pelluche, à Montefiascone
De la Via Asinello à la Via Pelluche, à Montefiascone
De la Via Asinello à la Via Pelluche, à Montefiascone
De la Via Asinello à la Via Pelluche, à Montefiascone
De la Via Asinello à la Via Pelluche, à Montefiascone

De la Via Asinello à la Via Pelluche, à Montefiascone

Nous retrouvons une nouvelle fois la Via Cassia. Deux cents mètres plus loin, l’église du Corpus Domini dresse devant nous sa silhouette moderne. Édifiée entre 1921 et 1924, elle a été reconstruite au début des années 1980 après l’effondrement de la coupole et des transepts.

Quant à son nom, il n’a rien à voir avec la fête du Corpus Domini décrite plus loin. Au début du XXe siècle, il était simplement courant de donner ce type d’appellation aux édifices religieux, à l’image des églises du Christ-Roi ou du Sacré-Cœur.

Corpus Domini, Via Cassia, à Montefiascone
Corpus Domini, Via Cassia, à Montefiascone
Corpus Domini, Via Cassia, à Montefiascone
Corpus Domini, Via Cassia, à Montefiascone
Corpus Domini, Via Cassia, à Montefiascone
Corpus Domini, Via Cassia, à Montefiascone
Corpus Domini, Via Cassia, à Montefiascone

Corpus Domini, Via Cassia, à Montefiascone

✝️ La fête du Corpus Domini

Une fête pour l’Eucharistie

La fête du Corpus Domini, aussi appelée Fête‑Dieu, célèbre la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Elle met en lumière le Corps et le Sang du Christ, présents sous les espèces du pain et du vin consacrés, au cœur de la liturgie catholique.

Des origines médiévales

La fête naît au XIIIe siècle, dans la région de Liège, portée par la spiritualité eucharistique de sainte Julienne de Cornillon. En 1264, le pape Urbain IV l’étend à toute l’Église. La tradition relie aussi cette décision au miracle eucharistique de Bolsena et au corporal conservé à Orvieto.

Quand est‑elle célébrée ?

Le Corpus Domini est célébré le jeudi qui suit la fête de la Sainte Trinité, soit environ soixante jours après Pâques. Dans de nombreux pays, la solennité est reportée au dimanche suivant, afin de permettre une participation plus large des fidèles aux célébrations et aux processions.

Processions et tapis de fleurs

La fête est marquée par de grandes processions eucharistiques : le prêtre porte l’hostie consacrée dans un ostensoir, sous un dais, à travers les rues décorées de fleurs. Dans plusieurs villes italiennes, des « infiorate » – tapis de pétales soigneusement composés – transforment le parcours en chemin de couleurs et de symboles.

Une mémoire vivante pour les pèlerins

Pour les pèlerins de la Via Francigena, la fête du Corpus Domini fait écho à de nombreux lieux traversés : églises dédiées à l’Eucharistie, chapelles du miracle de Bolsena, processions encore bien vivantes dans les villages. Elle rappelle que le chemin n’est pas seulement géographique, mais aussi spirituel.

Note : le mot latin « Corpus Domini » signifie « Corps du Seigneur » et désigne ici le Christ présent dans l’Eucharistie.

Nous pénétrons plus profondément dans Montefiascone. Un kilomètre et demi plus loin apparaît un autre édifice religieux, bien plus ancien que le précédent : la chiesa di Santa Maria delle Grazie.

Via Cassia et Via Santa Maria delle Grazie, à Montefiascone
Via Cassia et Via Santa Maria delle Grazie, à Montefiascone
Via Cassia et Via Santa Maria delle Grazie, à Montefiascone

Via Cassia et Via Santa Maria delle Grazie, à Montefiascone

En arrivant devant la chiesa di Santa Maria delle Grazie, on découvre d’abord une statue de la Vierge installée à l’extérieur, rappelant d’emblée que l’édifice est consacré à Marie.

L’église est l’une des plus anciennes du territoire de Montefiascone : elle est attestée dès 1333, époque où un petit hôpital destiné aux voyageurs lui était associé.

Reconstruite en 1492 puis restaurée à plusieurs reprises, elle présente aujourd’hui un mélange d’éléments médiévaux et d’interventions plus récentes. Confiée aux Servites de Marie en 1465, elle conserve à l’intérieur une fresque de la Madonna delle Grazie datant du Moyen Âge, élément notable de son patrimoine.

Chiesa di Santa Maria delle Grazie, à Montefiascone
Chiesa di Santa Maria delle Grazie, à Montefiascone
Chiesa di Santa Maria delle Grazie, à Montefiascone
Chiesa di Santa Maria delle Grazie, à Montefiascone
Chiesa di Santa Maria delle Grazie, à Montefiascone
Chiesa di Santa Maria delle Grazie, à Montefiascone
Chiesa di Santa Maria delle Grazie, à Montefiascone

Chiesa di Santa Maria delle Grazie, à Montefiascone

À environ cinq cents mètres de Santa Maria delle Grazie, on continue de remonter le temps : la basilica di San Flaviano, attestée dès le XIᵉ siècle, est l’un des édifices religieux les plus remarquables de Montefiascone.

Elle résulte d’une succession de constructions et de remaniements entre les XIᵉ, XIIIᵉ et XVᵉ siècles. L’ensemble présente une particularité architecturale notable : deux églises superposées, orientées en sens opposés.

L’église inférieure, datée de 1032, possède trois nefs et trois absides décorées de chapiteaux sculptés, ainsi qu’une fresque du Christ Pantocrator dans l’abside. L’église supérieure, également à trois nefs, a reçu au fil du temps une façade gothique surmontée d’une loggia Renaissance.

La basilique abrite aussi la tombe de Johannes Defuk, personnage associé à la légende du vin Est! Est!! Est!!!.

Basilica di San Flaviano, à Montefiascone
Basilica di San Flaviano, à Montefiascone
Basilica di San Flaviano, à Montefiascone
Basilica di San Flaviano, à Montefiascone
Basilica di San Flaviano, à Montefiascone
Basilica di San Flaviano, à Montefiascone
Basilica di San Flaviano, à Montefiascone
Basilica di San Flaviano, à Montefiascone

Basilica di San Flaviano, à Montefiascone

🍷 La légende du vin « Est! Est!! Est!!! »

Un évêque amateur de bon vin

Au début du XIIe siècle, l’empereur Henri V se rend à Rome pour être couronné. Dans sa suite se trouve un évêque allemand, Johannes Defuk, grand amateur de vin. Pour repérer les meilleures tavernes sur la route, il envoie son serviteur Martino en éclaireur, avec un code simple : s’il trouve du bon vin, il doit écrire « Est » (« il y en a » en latin) sur la porte de l’auberge.

Un vin si bon qu’il faut le dire trois fois

Arrivé à Montefiascone, Martino goûte le vin local et le trouve si excellent qu’un seul « Est » ne lui suffit pas. Il inscrit alors sur la porte : « Est! Est!! Est!!! », avec force points d’exclamation, pour signaler à son maître qu’il a trouvé là un vin exceptionnel. L’évêque partage l’enthousiasme de son serviteur et prolonge largement son séjour sur place.

Une tombe et une inscription célèbres

La tradition raconte que Johannes Defuk serait finalement mort à Montefiascone, « pour avoir trop bu de ce vin ». Il est enterré dans la basilique de San Flaviano, où l’on peut lire sur sa tombe l’inscription : « Pour le trop d’EST! ici gît mort mon seigneur Johannes Defuk ». En souvenir, il aurait légué une somme d’argent à la ville, à condition qu’on verse chaque année un peu de vin sur sa tombe, coutume longtemps observée.

Un nom de vin devenu légende

Aujourd’hui, « Est! Est!! Est!!! di Montefiascone » est le nom d’un vin blanc d’appellation contrôlée produit dans la région de Montefiascone et des communes voisines. La légende est encore célébrée par un cortège historique et des fêtes du vin, qui rappellent avec humour l’histoire de l’évêque et de son coppiere Martino.

Note : « Est » vient du latin « est bonum » (« il y a [du bon vin] »), formule abrégée utilisée comme code entre l’évêque et son serviteur.

Il ne nous reste plus que 250 mètres avant l’arrivée à la Piazzale Roma, entre le Prato Giardino et la Porta del Borgo, ouverte sur le Corso Cavour.

Fin d’une formidable étape ! Je vous en dis plus sur nos impressions, comme à l’accoutumée, au paragraphe « Appréciation du parcours ».

Et si vous avez vous aussi parcouru cette étape, n’hésitez pas à partager vos impressions en commentaire !

Arrivée Piazzale Roma, à Montefiascone
Arrivée Piazzale Roma, à Montefiascone
Arrivée Piazzale Roma, à Montefiascone
Arrivée Piazzale Roma, à Montefiascone

Arrivée Piazzale Roma, à Montefiascone

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Si vous voulez revivre cette étape en vidéo 3D, c'est ici :

Appréciation du parcours :

Courte mais exigeante avec ses bosses successives sur les flancs du volcan Vulsini, cette étape offre des paysages superbes : vues sur le lac de Bolsena, alternance de bois, vignes, oliveraies et champs.

Le patrimoine historique est également au rendez-vous, de la basilica Santa Cristina et ses catacombes au Parco di Turona et ses vestiges, jusqu’à Montefiascone, riche en édifices religieux et en légendes locales, comme celle du vin Est! Est!! Est!!!.

Un parcours varié, jamais monotone, qui mêle histoire, nature et plaisir de marcher à chaque pas.

Comment rejoindre cette étape ?

Montefiascone et Bolsena sont toutes deux desservies par la ligne de bus reliant Viterbo à Acquapendente. Il est donc facile de rejoindre Bolsena le matin depuis Montefiascone, comme nous l’avons fait, afin de parcourir l’étape dans le bon sens.

Les randonneurs au long cours, ceux qui portent toute leur maison sur le dos ou qui font appel à un service de transport de bagages, n’auront évidemment pas à se soucier de cette organisation.

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Vous souhaitez parcourir cette étape de la Via Francigena ? Vous trouverez ci-dessous la trace GPX de l'itinéraire tel que nous l'avons suivi :

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