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Parce que randonner c'est la santé...

18 mars 2026 - TBM - PR 8 - Circuit de la Canarderie

Le résumé du randonneur pressé :

Au départ de Condé-sur-l’Escaut, cette boucle d’environ 10 kilomètres mêle patrimoine urbain, paysages miniers et nature omniprésente. Très vite, on quitte la ville pour longer la Hayne, entre étangs, roselières et points de vue inattendus.

Le parcours nous plonge ensuite dans l’histoire du bassin minier avec l’ancienne fosse Ledoux et ses terrils, dont la montée offre de superbes panoramas sur la région. On traverse ensuite marais et anciens espaces industriels reconquis par la nature, avec en fil conducteur l’étang Chabaud-Latour.

Le retour vers Condé-sur-l’Escaut se fait en douceur, le long de l’eau et des cités minières, avant de retrouver le centre-ville et son hôtel de ville.

Une randonnée variée, étonnamment riche, où nature et mémoire industrielle se répondent à chaque étape.


Et en détail :

Temps de lecture : 9 minutes

Le TopoGuide Tours du Bassin minier Nord – Pas-de-Calais réserve parfois de très belles surprises. J’en avais déjà eu un aperçu en novembre 2024, lors de la boucle 7, qui empruntait déjà une bonne partie du parcours que je vous présente aujourd’hui. Autant dire que ce PR 8 – le circuit de la Canarderie – part avec un sérieux avantage.

Le départ de cette boucle d’une dizaine de kilomètres se situe place Pierre Delcourt, à Condé-sur-l’Escaut. Une petite ville pleine de charme que j’avais découverte à l’époque… et dans laquelle je reviens aujourd’hui avec un réel plaisir.

18 mars 2026 - TBM - PR 8 - Circuit de la Canarderie

L’hôtel de ville, construit en 1771 à l’initiative d’Emmanuel de Croÿ-Solre, est de style baroque allemand. Sa façade, avec ses six colonnes doriques, évoque presque un temple grec.

Avant lui se dressait ici une halle échevinale où les bouchers tenaient leurs étals.

À l’extrémité opposée de la place, le regard est attiré par le beffroi. Construit au XVIIIe siècle, il est l’un des derniers à avoir vu le jour dans la région… et aussi le plus petit du Nord – Pas-de-Calais.

Place Pierre Delcourt, à Condé-sur-l’Escaut
Place Pierre Delcourt, à Condé-sur-l’Escaut

Place Pierre Delcourt, à Condé-sur-l’Escaut

🏰 Emmanuel de Croÿ‑Solre, le prince de Condé devenu maréchal de France

Un enfant du Valenciennois

Né à Condé‑sur‑l’Escaut en 1718, Emmanuel de Croÿ‑Solre appartient à l’une des plus anciennes familles nobles des anciens Pays‑Bas. Prince du Saint‑Empire, il grandit dans ce territoire de frontière où se croisent influences françaises, impériales et flamandes — un ancrage local qui restera le fil discret de toute sa vie.

Un grand serviteur du royaume

Entré très jeune dans les armes, il se distingue durant la guerre de Succession d’Autriche, gravit les échelons jusqu’à devenir maréchal de France et occupe des charges prestigieuses à Versailles. Sa carrière le mène sur les champs de bataille d’Europe, dans les cours princières et au cœur de la monarchie, où il jouit d’une réelle influence politique.

Le seigneur‑bâtisseur de Condé

Malgré cette trajectoire européenne, Emmanuel de Croÿ reste profondément attaché à sa ville natale. Il fait reconstruire l’église paroissiale au milieu du XVIIIe siècle, puis l’hôtel de ville, donnant à Condé‑sur‑l’Escaut une part de son visage actuel. Son action locale témoigne d’un seigneur soucieux de ses terres, autant que d’un aristocrate pleinement inscrit dans les grandes affaires du royaume.

Nous rejoignons rapidement la Hayne, que nous traversons par la passerelle de la station de tram « Condé – Hôtel de Ville ». Nous la remontons ensuite vers la gauche.

La Hayne, station de tram "Condé - Hôtel de Ville", à Condé-sur-l'Escaut
La Hayne, station de tram "Condé - Hôtel de Ville", à Condé-sur-l'Escaut

La Hayne, station de tram "Condé - Hôtel de Ville", à Condé-sur-l'Escaut

Jusqu’à la ligne de tram, tout cela nous est déjà familier si vous avez parcouru la boucle 7 évoquée plus haut… ou si vous avez lu l’excellent reportage que j’en ai fait ici même sur le blog (si je ne me lance pas des fleurs, qui le fera ?).

À partir d’ici, place à la nouveauté. Nous longeons la Hayne pendant près de deux kilomètres. Une longue ligne droite qui pourrait sembler, de prime abord, un peu monotone… mais il n’en est rien, grâce à une nature généreuse.

La Hayne, à Condé-sur-l'Escaut
La Hayne, à Condé-sur-l'Escaut
La Hayne, à Condé-sur-l'Escaut
La Hayne, à Condé-sur-l'Escaut
La Hayne, à Condé-sur-l'Escaut
La Hayne, à Condé-sur-l'Escaut

La Hayne, à Condé-sur-l'Escaut

À mi-parcours, nous changeons de rive et quittons Condé-sur-l’Escaut pour entrer sur le territoire de Thivencelle. On profite au passage d’une belle perspective sur la collégiale Saint-Wasnon, pile dans l’axe de la rivière.

La Hayne, à Condé-sur-l'Escaut

La Hayne, à Condé-sur-l'Escaut

Nous évoluons maintenant entre la Hayne et l’étang Chabaud-Latour. Attirés par ce dernier, nous ne remarquons presque pas quand la rivière s’éloigne. À l’horizon, le chevalement de l’ancienne fosse Ledoux se profile déjà… et notre regard se tourne naturellement vers lui.

L'étang Chabaud-Latour, à Thivencelle
L'étang Chabaud-Latour, à Thivencelle
L'étang Chabaud-Latour, à Thivencelle
L'étang Chabaud-Latour, à Thivencelle
L'étang Chabaud-Latour, à Thivencelle

L'étang Chabaud-Latour, à Thivencelle

Cette randonnée est déjà formidable. À peine le regard est-il attiré par quelque chose qu’un autre détail vient aussitôt capter notre attention. Au moment de quitter cette longue ligne droite en direction du chevalement, c’est ainsi le fort de Thivencelle qui éveille notre curiosité.

À la fin du XVIIe siècle, Vauban entreprend de moderniser les défenses de Condé-sur-l’Escaut. Le fort de Thivencelle a alors pour mission de contrôler la Hayne et la route de Crespin qui la traverse.

Fort de Thivencelle
Fort de Thivencelle
Fort de Thivencelle
Fort de Thivencelle
Fort de Thivencelle

Fort de Thivencelle

Le chemin débouche sur une petite route pavée, le chemin des Moulineaux. Nous revoilà sur le territoire de Condé-sur-l’Escaut.

À gauche, un observatoire s’ouvre sur l’étang Chabaud-Latour et ses roselières. En ce début d’après-midi, la faune est sans doute à la sieste… mais si vous y passez tôt le matin, le spectacle doit être tout autre.

À droite, la petite route nous mène à l’ancienne fosse Ledoux, dont il ne reste que le chevalement du puits no 1.

Chemin des Moulineaux et ancienne fosse Ledoux, à Condé-sur-l'Escaut
Chemin des Moulineaux et ancienne fosse Ledoux, à Condé-sur-l'Escaut
Chemin des Moulineaux et ancienne fosse Ledoux, à Condé-sur-l'Escaut

Chemin des Moulineaux et ancienne fosse Ledoux, à Condé-sur-l'Escaut

⛏️ La fosse Ledoux, un géant minier aux portes de Condé

Un siège moderne pour la Compagnie d’Anzin

La fosse Ledoux, foncée entre 1901 et 1902 et mise en service en 1905, est l’un des derniers grands sièges ouverts par la Compagnie des mines d’Anzin à Condé‑sur‑l’Escaut. Conçue pour être un site de production majeur, elle remonte également le charbon de la fosse Chabaud‑Latour jusqu’en 1910, avant de devenir l’un des moteurs du groupe de Valenciennes.

Un territoire minier qui déborde les frontières

La situation de Condé, au contact direct de la frontière belge, a conduit à un fait exceptionnel dans l’histoire minière : un traité d’amodiation autorisant l’exploitation du charbon au‑delà de la frontière, dans le sous‑sol belge. Cet accord, rare et politiquement sensible, témoigne de l’importance stratégique du gisement condéen et de la volonté d’Anzin d’exploiter pleinement les veines qui se prolongeaient naturellement vers l’est.

Un site majeur du XXe siècle

Bombardée durant la Première Guerre mondiale puis rapidement remise en état, la fosse Ledoux devient l’un des sièges les plus productifs du bassin. Modernisée dans les années 1950, dotée de nouveaux chevalements et d’un lavoir à grains, elle reste en activité jusqu’au 30 décembre 1988, avant d’être démantelée en 1989. Seul subsiste aujourd’hui le chevalement n°1, classé monument historique en 1992 et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO avec les terrils et les cités environnantes.

Nous continuons tout droit à hauteur du chevalement.

Si l’on suit le TopoGuide, il faudrait emprunter un peu plus loin un chemin de terre, sur la droite, qui mène au cœur du hameau de la Canarderie. C’est sans doute de cet endroit que la randonnée tire son nom : on y chassait autrefois le canard dans les nombreux marais alentour. Malheureusement, le passage est désormais privé et le propriétaire en interdit l’accès aux randonneurs.

Ce n’était pas encore le cas lors de mon passage, mais le balisage sera adapté en conséquence. Il faut donc continuer tout droit sur la route pavée plutôt que de tourner à droite.

La Canarderie, à Condé-sur-l'Escaut
La Canarderie, à Condé-sur-l'Escaut
La Canarderie, à Condé-sur-l'Escaut

La Canarderie, à Condé-sur-l'Escaut

Nous n’avons pas pu traverser le hameau, mais nous traverserons le marais. Et, au fond, avons-nous vraiment perdu quelque chose ?

Marais de la Canarderie, à Condé-sur-l'Escaut
Marais de la Canarderie, à Condé-sur-l'Escaut
Marais de la Canarderie, à Condé-sur-l'Escaut
Marais de la Canarderie, à Condé-sur-l'Escaut
Marais de la Canarderie, à Condé-sur-l'Escaut

Marais de la Canarderie, à Condé-sur-l'Escaut

À la sortie du marais, nous retrouvons la boucle 7, à l’endroit exact où j’avais regretté que son tracé ne nous fasse pas passer par le sommet du terril Ledoux. Ce n’est pas davantage le cas pour ce PR 8, mais cette fois, je ne me priverai pas d’y grimper.

D’autant que je tombe sur un groupe de randonneurs particulièrement bruyants : chants, cris… un manque de respect pour la nature qui m’agace franchement. L’occasion, peut-être, de prendre un peu de distance.

Au pied du terril — ou plutôt des terrils, car il s’agit du Ledoux Moulineaux et du Ledoux Lavoir qui se confondent ici — je prends à gauche pour rejoindre un peu plus loin le chemin d’accès.

Terril Ledoux Moulineaux et terril Ledoux Lavoir, à Condé-sur-l'Escaut
Terril Ledoux Moulineaux et terril Ledoux Lavoir, à Condé-sur-l'Escaut
Terril Ledoux Moulineaux et terril Ledoux Lavoir, à Condé-sur-l'Escaut
Terril Ledoux Moulineaux et terril Ledoux Lavoir, à Condé-sur-l'Escaut

Terril Ledoux Moulineaux et terril Ledoux Lavoir, à Condé-sur-l'Escaut

Le chemin, matérialisé par des fils de part et d’autre afin de protéger la végétation exceptionnelle qui se développe sur les terrils, nous conduit au sommet du terril n° 196, Ledoux Lavoir.

De là-haut, nous bénéficions de superbes vues sur la région. Ne pas y monter serait une erreur.

Terril No 196, Ledoux Lavoir, à Condé-sur-l'Escaut
Terril No 196, Ledoux Lavoir, à Condé-sur-l'Escaut
Terril No 196, Ledoux Lavoir, à Condé-sur-l'Escaut
Terril No 196, Ledoux Lavoir, à Condé-sur-l'Escaut
Terril No 196, Ledoux Lavoir, à Condé-sur-l'Escaut
Terril No 196, Ledoux Lavoir, à Condé-sur-l'Escaut

Terril No 196, Ledoux Lavoir, à Condé-sur-l'Escaut

D’ailleurs, dans la descente, je croise le groupe de tout à l’heure. Tiens… on ne chante plus ?

Au pied du terril, nous retrouvons l’itinéraire qui mène d’abord à l’étang de la Digue Noire. D’ici au retour en ville, le chemin nous est déjà familier : c’est celui de la boucle 7.

Du terril à l'étang de la Digue Noire, à Condé-sur-l'Escaut
Du terril à l'étang de la Digue Noire, à Condé-sur-l'Escaut
Du terril à l'étang de la Digue Noire, à Condé-sur-l'Escaut
Du terril à l'étang de la Digue Noire, à Condé-sur-l'Escaut

Du terril à l'étang de la Digue Noire, à Condé-sur-l'Escaut

Cet étang, comme celui de Chabaud-Latour que nous avons longé en début de randonnée — et que nous retrouverons plus loin —, est un étang d’affaissement minier.

Il s’est formé à la suite de l’exploitation du charbon dans la région, en raison de l’effondrement des terrains provoqué par le « foudroyage », un procédé qui consistait à retirer les soutènements pour entraîner l’affaissement contrôlé des galeries.

Etang de la Digue Noire, à Condé-sur-l'Escaut
Etang de la Digue Noire, à Condé-sur-l'Escaut
Etang de la Digue Noire, à Condé-sur-l'Escaut
Etang de la Digue Noire, à Condé-sur-l'Escaut
Etang de la Digue Noire, à Condé-sur-l'Escaut
Etang de la Digue Noire, à Condé-sur-l'Escaut
Etang de la Digue Noire, à Condé-sur-l'Escaut
Etang de la Digue Noire, à Condé-sur-l'Escaut
Etang de la Digue Noire, à Condé-sur-l'Escaut

Etang de la Digue Noire, à Condé-sur-l'Escaut

Nous retrouvons donc l’étang Chabaud-Latour, à proximité de la cité du même nom. Celle-ci est construite en 1913 par la Compagnie des mines d’Anzin, sur le carreau de l’ancien puits n° 1 de la fosse Chabaud-Latour.

Etang Chabaud Latour, à Condé-sur-l'Escaut
Etang Chabaud Latour, à Condé-sur-l'Escaut
Etang Chabaud Latour, à Condé-sur-l'Escaut
Etang Chabaud Latour, à Condé-sur-l'Escaut
Etang Chabaud Latour, à Condé-sur-l'Escaut
Etang Chabaud Latour, à Condé-sur-l'Escaut
Etang Chabaud Latour, à Condé-sur-l'Escaut
Etang Chabaud Latour, à Condé-sur-l'Escaut

Etang Chabaud Latour, à Condé-sur-l'Escaut

Les dernières centaines de mètres le long de l’étang sont de toute beauté. J’avais déjà été séduit en novembre 2024 lors de mon passage sur la boucle 7… que dire alors aujourd’hui, sous le soleil ?

Je comprends que l’endroit soit fréquenté par les Condéens : ils auraient tort de s’en priver.

Base Nature et de Loisirs de Chabaud-Latour, à Condé-sur-l'Escaut
Base Nature et de Loisirs de Chabaud-Latour, à Condé-sur-l'Escaut
Base Nature et de Loisirs de Chabaud-Latour, à Condé-sur-l'Escaut
Base Nature et de Loisirs de Chabaud-Latour, à Condé-sur-l'Escaut
Base Nature et de Loisirs de Chabaud-Latour, à Condé-sur-l'Escaut

Base Nature et de Loisirs de Chabaud-Latour, à Condé-sur-l'Escaut

Nous retrouvons la Hayne, que nous longeons en direction du centre-ville, dominé par le clocher de la collégiale Saint-Wasnon. Les habitants des lieux — des canards, mais chuuut, les photos parleront ! — se sont massés le long du parcours pour me faire une haie d’honneur, comme si je terminais un marathon.

J’aime Condé-sur-l’Escaut, et ses habitants me le rendent bien !

La Hayne, à Condé-sur-l'Escaut
La Hayne, à Condé-sur-l'Escaut
La Hayne, à Condé-sur-l'Escaut

La Hayne, à Condé-sur-l'Escaut

Le reste n’est plus qu’une formalité : après un passage au pied de la collégiale Saint-Wasnon, nous rejoignons l’arrivée à l’hôtel de ville, au terme d’une dizaine de kilomètres de pur bonheur.

Centre-ville de Condé-sur-l'Escaut
Centre-ville de Condé-sur-l'Escaut
Centre-ville de Condé-sur-l'Escaut
Centre-ville de Condé-sur-l'Escaut

Centre-ville de Condé-sur-l'Escaut

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Vous voulez revivre cette randonnée en vidéo 3D ? C'est ci-dessous que ça se passe :

Appréciation du parcours :

C’est sans hésitation l’une des plus belles randonnées du secteur. Ce PR 8 offre une diversité rare sur une distance pourtant modeste : patrimoine urbain soigné, longues portions au fil de l’eau, espaces naturels préservés et immersion dans l’univers minier.

Le parcours est particulièrement équilibré, alternant zones ouvertes, passages boisés, étangs et points de vue marquants, notamment depuis le terril Ledoux. On passe en permanence d’un univers à l’autre, sans temps mort.

C’est une randonnée à la fois accessible, variée et étonnamment riche, qui mérite largement le détour, que l’on soit amateur de patrimoine, de nature ou simplement curieux du Bassin minier.

Comment rejoindre cette randonnée ?

Cette randonnée est facilement accessible en transports en commun. La ligne de tramway relie directement Valenciennes à Condé-sur-l’Escaut, avec un terminus à proximité immédiate du centre-ville et du point de départ de la boucle.

La gare SNCF de Valenciennes permet ainsi de rejoindre facilement le site, ce qui en fait une randonnée particulièrement pratique à organiser sans voiture.

Pour ceux qui viennent en voiture, plusieurs parkings sont disponibles à proximité de la Grand-Place.

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Vous souhaitez parcourir cette randonnée ? Vous trouverez ci-dessous la trace GPX de l'itinéraire tel que je l'ai suivi :

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