Parce que randonner c'est la santé...
Le résumé du randonneur pressé :
Après une première étape relativement accessible, la MESA entre dans le vif du sujet avec un parcours de 32 kilomètres au départ de Sainte-Ode. Relief plus marqué, chaleur dépassant les 40 °C et longues portions sans ombre mettent les organismes à rude épreuve. Heureusement, les superbes paysages ardennais, une surprenante ancienne ligne de tram vicinal et le plaisir de partager cette journée avec mon fils Kévin rendent cette étape aussi exigeante qu'inoubliable.
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Et en détail :
Temps de lecture : 6 minutes
Avant le départ
Après une première étape en Famenne, la MESA nous emmène cette fois au cœur de l'Ardenne, dans la commune de Sainte-Ode, entre Saint-Hubert et Bastogne, au sein du Parc naturel des Deux Ourthes.
Les prévisions n'ont rien de rassurant. La chaleur annoncée dépasse encore celle de la veille. Face à ces conditions exceptionnelles, les organisateurs prennent une décision bienvenue : le départ est avancé d'une heure afin que nous puissions profiter des températures les moins élevées de la journée.
Aujourd'hui, je ne marcherai pas seul. Mon fils Kévin a accepté de m'accompagner sur l'ensemble de cette deuxième étape. Une présence qui donnera une saveur toute particulière à cette journée.
Un départ en douceur
Dès le départ, nous empruntons un chemin qui m'intrigue. Il épouse le relief avec une étonnante régularité. Pas de montée brutale, pas de descente marquée.
Un examen de la carte me fait comprendre pourquoi. À ma grande surprise, il ne s'agit pas d'une ancienne ligne de chemin de fer, mais d'une ligne de tram ! Celle de l'ancien tram vicinal 516.
Voilà qui a de quoi surprendre. Dans notre imaginaire, un tram circule en ville. Pourtant, au début du XXe siècle, la Belgique s'est dotée d'un vaste réseau de tramways vicinaux reliant les campagnes. La ligne 516 était même la plus longue du pays. Longue de 81,41 kilomètres, elle reliait Marche-en-Famenne à Martelange, en passant notamment par Marloie, Sainte-Ode et Bastogne. Les voyageurs l'ont empruntée jusqu'au 1er septembre 1960.
Cela dit, je n'aurais pas dû être surpris. En 2022, l'étape de la MESA au départ de Martelange suivait déjà une autre ancienne ligne de tram, celle reliant Martelange à Arlon. Mais les années passent... et les neurones trépassent !
Pendant près de deux kilomètres, nous profitons ainsi de ce tracé particulièrement régulier.
Les premières difficultés
À Tillet, nous quittons finalement cette ancienne voie. Le décor change aussitôt. C’est ici que les choses sérieuses commencent avec une première montée d’un kilomètre en plein soleil.
Heureusement, il n’est encore que 7h30. La température reste supportable et nous atteignons le plateau sans difficulté particulière.
Jusqu’au dixième kilomètre, le parcours alterne entre lisières et passages boisés. Dans ces conditions, marcher est un vrai plaisir. Les paysages sont magnifiques et l’ombre des arbres nous protège encore des fortes chaleurs annoncées.
Les collines sous le soleil
Après cette parenthèse forestière, le décor change radicalement. Nous descendons à travers champs vers le Laval, l’un des principaux cours d’eau de la commune avec l’Ourthe occidentale.
Lorsque nous l’atteignons, nous sommes pratiquement à mi-parcours. Il est presque 10 heures et voilà déjà deux heures et demie que nous marchons. Tout va bien. Depuis la veille, ma vitesse moyenne tourne autour de 5 km/h. Sans rechercher la moindre performance, c’est plutôt rassurant : malgré la chaleur, les jambes répondent présentes.
Quelques centaines de mètres plus loin, à l'entrée de Houmont, nous retrouvons une tradition désormais bien établie : la pause glace et le selfie qui va avec. Celui-là, certains de nos amis l’attendent presque autant que nous ! Nous profitons donc de ce moment bien mérité.
La grande halte n’est plus très loin mais il n’est encore qu’un peu plus de 10h15. Nous décidons de poursuivre notre route sans nous y arrêter.
Nous le ferons finalement dans le Bois des Valets, au kilomètre 18, où la 7e Brigade a installé un poste de ravitaillement à l’ombre des sapins. Il est 11h10 et cette pause est plus que bienvenue. Depuis plusieurs kilomètres, nous avons surtout traversé des campagnes largement exposées au soleil. Mon capteur de température affiche déjà 37 °C.
C’est également ici que nous faisons la connaissance d’un père et de son fils qui, comme nous, partagent cette aventure. Nous échangeons quelques mots avant de reprendre chacun notre route. Dans ces conditions éprouvantes, les rencontres sont plus rares, mais d’autant plus appréciées.
La montée de la mort qui tue !
Une nouvelle halte nous attend au pont de Fosset, au kilomètre 24, où nous franchissons une fois encore le Laval. Le thermomètre indique désormais 39 °C.
La sortie de Fosset est déjà exigeante. Il faut remonter sur le relief avant de redescendre presque aussitôt vers la vallée. Le genre de bosse qui casse le rythme et que les jambes apprécient rarement.
Mais la véritable difficulté nous attend un peu plus loin.
Il est 13h20 lorsque nous abordons la côte menant à Herbaimont, à quatre kilomètres de l'arrivée. Sur le papier, un kilomètre de montée n’a rien d’exceptionnel. Dans les faits, c’est une autre histoire : près de 10 % de pente, une route asphaltée parfaitement rectiligne, aucun ombrage et des organismes déjà éprouvés par la chaleur.
Celle-là, je m’en serais bien passé !
Heureusement, l’organisation a tout prévu. Au sommet, un jet d’eau permet aux marcheurs de se rafraîchir. Un petit geste particulièrement apprécié dans ces conditions.
Une arrivée bien méritée
Une fois cette difficulté franchie, le plus dur est derrière nous. Les derniers kilomètres paraissent presque faciles, même si la température continue de grimper pour atteindre jusqu’à 42 °C.
Contrairement à la veille, les discussions entre marcheurs se font rares. Chacun semble évoluer dans sa bulle, concentré sur l’essentiel : avancer, s’hydrater et rejoindre l’arrivée dans les meilleures conditions possibles.
Malgré ces conditions éprouvantes, cette deuxième étape restera un excellent souvenir. Les paysages ardennais se sont montrés superbes tout au long de la journée et j’ai eu le plaisir de partager ces 32 kilomètres avec Kévin.
Au terme de cette étape, une chose est sûre : la MESA 2026 ne nous fera aucun cadeau. Et pourtant, demain, nous serons à nouveau au départ.
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Vous voulez revivre cette étape en vidéo 3D ? C'est ici :
Comment rejoindre cette étape ?
Autrefois, il était possible de rejoindre Sainte-Ode en tram. Depuis la disparition de la ligne vicinale 516, la voiture s'impose pour rejoindre le départ de cette randonnée !
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Vous souhaitez parcourir cette étape de la MESA ? Vous trouverez ci-dessous la trace GPX de l'itinéraire tel que nous l'avons suivi :
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