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Parce que randonner c'est la santé...

25 juillet 2025 - Sables d'Or les Pins au Cap d'Erquy depuis Erquy

Le résumé du randonneur pressé :

Une boucle d'environ 18 km au départ de la plage du Bourg, à Erquy.

Le début s’égrène en douceur sur une ancienne voie ferrée reconvertie en voie verte, avant de plonger dans le marais des Salines et ses couleurs changeantes. Viennent ensuite les premières vues sur la mer, puis le passage sur les plages du Guen, du Portuais et du Lourtuais, toutes plus belles les unes que les autres.

Le sentier côtier grimpe, serpente, s’accroche à la falaise et offre des panoramas splendides sur les grès roses du Cap d’Erquy. En chemin, un dolmen, des pins torturés par le vent, un rouge-gorge curieux, des légendes bretonnes, un petit lac enchanté qu’on croirait sorti d’un rêve — et toujours cette impression d’être au bon endroit, au bon moment.

Mais attention : même les plus beaux parcours méritent qu’on reste attentif jusqu’au dernier pas...


Et en détail :

Temps de lecture : 16 minutes

Madame ayant eu la bonne idée de se casser une cheville dès le premier jour de nos vacances – ce qui, disons-le, nous aura permis de vérifier l'efficacité des urgences de l’hôpital de Dinan (spoiler : accueil impeccable, prise en charge rapide, personnel au top) –, nous avons décidé d’écourter notre séjour en Bretagne et de remonter dans le Nord ce samedi. Il me reste donc une dernière journée pour explorer la région… à pied, bien sûr.

J’ai jeté mon dévolu sur la randonnée Sables d'Or les Pins au Cap d'Erquy depuis Erquy, un itinéraire trouvé sur Visorando. Cette boucle permet de découvrir à la fois l’intérieur des terres et le littoral, avec en point d’orgue le cap d’Erquy, classé Grand Site de France pour ses paysages spectaculaires et ses panoramas sur la baie de Saint-Brieuc.

Nous sommes ici à l’extrémité occidentale de la Côte d’Émeraude, ce littoral breton aux reflets changeants, où le grès rose côtoie les ajoncs dorés et les eaux turquoise.

Alors, vous embarquez avec moi pour cette dernière échappée bretonne ?

25 juillet 2025 - Sables d'Or les Pins au Cap d'Erquy depuis Erquy
25 juillet 2025 - Sables d'Or les Pins au Cap d'Erquy depuis Erquy

La randonnée démarre de la plage du Bourg, depuis l’un des parkings situés sur la digue.

L’itinéraire est annoncé pour seize kilomètres, mais autant vous prévenir tout de suite : il faudra en ajouter au moins deux. Entre les nombreux points de vue qui réclament des allers-retours, les détours jusqu'aux plages ou l’envie d’une pause les pieds dans l’eau, difficile de ne pas s’éloigner un peu du tracé. Mais franchement, vous en plaindrez-vous ?

Autre détail, exceptionnel : parmi toutes les randonnées publiées à ce jour sur ce blog, c’est la seule dont l’intégralité du parcours se déroule sur le territoire d’une seule et même commune.

Plage du Bourg, à Erquy
Plage du Bourg, à Erquy
Plage du Bourg, à Erquy

Plage du Bourg, à Erquy

Nous mettons le cap vers l’est, à travers la ville, sur un peu plus de 1 600 mètres. Les noms de rues que nous croisons sont parfois évocateurs, comme la rue des Plages Sauvages. D’autres nous parlent un peu trop de notre actualité, comme la rue des Hôpitaux… mais là, merci, on a déjà donné !

On ne peut que saluer l’idée de celui qui a imaginé cette randonnée : commencer par l’intérieur des terres et garder le cap d’Erquy pour la fin, comme un dessert. Même si Erquy, avec ses villas en grès rose, a le charme des plus jolies villes bretonnes.

Traversée d'Erquy vers l'est
Traversée d'Erquy vers l'est
Traversée d'Erquy vers l'est
Traversée d'Erquy vers l'est

Traversée d'Erquy vers l'est

Rue de Bellevent, nous rejoignons la Vélomaritime, aussi appelée EuroVélo 4, en direction de Sables-d’Or.

Ici, essentiellement en voie verte, elle suit le tracé de l’ancienne ligne ferroviaire Yffiniac–Matignon, mise en service en 1924 et fermée en 1949. Viaducs, passerelles, courbes douces : nous marchons maintenant sur les rails d’un train disparu.

La Vélomaritime, à Erquy
La Vélomaritime, à Erquy

La Vélomaritime, à Erquy

Au bout de 400 mètres depuis la rue de Bellevent, légèrement à l’écart de l’itinéraire, vous pouvez rendre visite au dolmen de Ville-Hamon, discrètement caché derrière un bungalow, tout près de la Vélomaritime et seulement indiqué sur les cartes.

Cette allée couverte en grès rose d’Erquy, datant du Néolithique, a été inscrite aux Monuments Historiques en 1980. Partiellement ruiné, le site conserve une table de couverture encore posée sur deux blocs, tandis que les autres dalles sont éparpillées autour.

Le dolmen de la Ville-Hamon, à Erquy
Le dolmen de la Ville-Hamon, à Erquy
Le dolmen de la Ville-Hamon, à Erquy

Le dolmen de la Ville-Hamon, à Erquy

De retour sur la voie verte, nous enchaînons deux kilomètres d’abord à travers champs, puis en descente dans une vallée boisée.

C’est très agréable, parfois même joli, mais rien d’exceptionnel. Sauf quand un chevreuil surgit soudain, traversant le chemin d’un champ de maïs à l’autre avant de disparaître aussitôt dans la végétation. Un bel instant, aussi furtif que précieux.

Attention par ailleurs aux cyclistes croisés en cette période estivale !

La Vélomaritime, à Erquy
La Vélomaritime, à Erquy
La Vélomaritime, à Erquy
La Vélomaritime, à Erquy
La Vélomaritime, à Erquy
La Vélomaritime, à Erquy
La Vélomaritime, à Erquy
La Vélomaritime, à Erquy

La Vélomaritime, à Erquy

Dans le fond de la descente, nous retrouvons le GR 34, à hauteur d’un petit pont, le Pont des Marais. Il faut alors descendre pour rejoindre le chemin en contrebas.

Mais en poursuivant encore sur la voie verte sur une quinzaine de mètres, nous découvrons la Passerelle de la Côtière. Avec ses 164 mètres, c’est la plus longue passerelle des Côtes-d’Armor. Elle enjambe l’estuaire de l’Islet depuis plus de quatre-vingt-dix ans. Seuls les garde-corps ont été remplacés !

La Passerelle de la Côtière, à Erquy
La Passerelle de la Côtière, à Erquy

La Passerelle de la Côtière, à Erquy

J’ai bien fait de pousser jusqu’à elle. Sur le chemin du retour vers le petit pont, un rouge-gorge s’est posé tout près de moi, sur un poteau, si proche que j’aurais presque pu le toucher. Pas farouche pour un sou, il s’est même prêté au jeu du casting photo. Promis, je ne dirai plus jamais que ce passage de la randonnée manque d’intérêt !

Un rouge-gorge, à Erquy
Un rouge-gorge, à Erquy

Un rouge-gorge, à Erquy

Depuis le Pont des Marais, le chemin longe… le Marais des Salines, qui occupe ici l’estuaire de l’Islet. Nous sommes aux confins orientaux de la commune d’Erquy, face à Sables-d’Or-les-Pins.

C’est aussi ici que je découvre les bacs à marée, installés pour recueillir les déchets rejetés par l’océan. Une excellente initiative de la municipalité, qui invite chacun à contribuer à la propreté du littoral en y déposant les détritus ramassés sur la plage.

Rue de la Vallée Denis et Marais des Salines, à Erquy
Rue de la Vallée Denis et Marais des Salines, à Erquy
Rue de la Vallée Denis et Marais des Salines, à Erquy
Rue de la Vallée Denis et Marais des Salines, à Erquy
Rue de la Vallée Denis et Marais des Salines, à Erquy
Rue de la Vallée Denis et Marais des Salines, à Erquy
Rue de la Vallée Denis et Marais des Salines, à Erquy
Rue de la Vallée Denis et Marais des Salines, à Erquy

Rue de la Vallée Denis et Marais des Salines, à Erquy

Nous quittons le marais pour monter sur la colline par la route.

À un moment, le GR 34 bifurque à gauche, empruntant un sentier qui s’élève encore davantage. On serait bien tenté de l’emprunter pour éviter l’asphalte… mais ne risquerait-on pas, ce faisant, de passer à côté des incroyables vues sur l’estuaire de l’Islet qui nous attendent un peu plus loin ?

Suivre le GR 34 n’est pas non plus le choix retenu par l’initiateur de cette randonnée, alors…

Rue de la Vallée Denis, à Erquy
Rue de la Vallée Denis, à Erquy
Rue de la Vallée Denis, à Erquy
Rue de la Vallée Denis, à Erquy
Rue de la Vallée Denis, à Erquy
Rue de la Vallée Denis, à Erquy

Rue de la Vallée Denis, à Erquy

Sur le sommet, la rue Saint-Michel nous offre une pause dans les émotions, histoire de ne pas déjà être blasés par le spectacle qui nous entoure. Pourtant, dans la descente vers la plage Saint-Michel, l’estuaire continue de captiver notre regard.

Rue Saint-Michel, à Erquy
Rue Saint-Michel, à Erquy
Rue Saint-Michel, à Erquy
Rue Saint-Michel, à Erquy

Rue Saint-Michel, à Erquy

Au parking de la plage Saint-Michel, j’ai failli succomber une deuxième fois à la tentation en filant tout droit vers le sable. Mais l’itinéraire se poursuit bien à partir du second parking. C’est seulement de là qu’on longe la plage. Ou que vous allez vous y prélasser. Mais je dis ça, je dis rien… il y a peut-être encore mieux un peu plus loin.

Plage Saint-Michel, à Erquy
Plage Saint-Michel, à Erquy
Plage Saint-Michel, à Erquy
Plage Saint-Michel, à Erquy

Plage Saint-Michel, à Erquy

Le GR 34 longe la plage sur un beau chemin sablonneux, mais en contrebas du talus de pierres aménagé pour lutter contre l’érosion. Pour mieux profiter du paysage, rien ne vous empêche de marcher directement sur le sable. Sinon, un sentier plus étroit suit le sommet du talus sur une bonne partie du parcours, offrant une vue plus dégagée.

Depuis cette position en hauteur, vous pourrez admirer l’îlot Saint-Michel et sa chapelle, construite en 1880-1881 à l’emplacement d’un édifice plus ancien, sans doute du XIIIᵉ siècle.

Petite info pratique : des toilettes publiques et gratuites sont disponibles le long du chemin.
Attention : la chapelle n’est accessible à pieds secs qu’à marée basse. Pensez à vérifier les horaires avant de vous y aventurer !

Plage Saint-Michel, à Erquy
Plage Saint-Michel, à Erquy
Plage Saint-Michel, à Erquy
Plage Saint-Michel, à Erquy
Plage Saint-Michel, à Erquy
Plage Saint-Michel, à Erquy
Plage Saint-Michel, à Erquy
Plage Saint-Michel, à Erquy
Plage Saint-Michel, à Erquy
Plage Saint-Michel, à Erquy

Plage Saint-Michel, à Erquy

Deux légendes sont attachées à la chapelle Saint-Michel. Je vous les propose ci-dessous. Comme souvent, elles relèvent de la tradition orale et sont transmises par les associations qui font vivre le patrimoine local.

🧭 Légendes de l’îlot Saint-Michel
Îlot Saint-Michel vu par Baudouin

📜 La légende du diable englouti

On raconte que l’îlot n’était autrefois qu’une pointe rattachée à la terre. L’archange Saint Michel, poursuivi par le diable et ses démons, frappa le sol du pied : une faille s’ouvrit, la mer s’y engouffra, et l’îlot fut séparé du continent. Les forces du mal furent englouties, et une chapelle fut bâtie en mémoire du miracle.

L'autre histoire est moins céleste mais tout aussi intrigante.

✨ La légende des lingots d’or

Un trésor aurait été caché sur l’îlot : des lingots d’or que des pilleurs tentèrent de récupérer. Mais la mer, furieuse, engloutit la malle et transforma les lingots en poussière dorée. Certains affirment que les reflets dorés sur le sable à marée basse sont les traces de ce trésor céleste, inaccessible aux hommes cupides.

Deux récits, deux ambiances, mais un même décor : l’îlot Saint-Michel, où le sacré et le mystère se partagent les rochers. Qu’on y croie ou non, ces histoires ajoutent une belle dose de magie à la randonnée.

À son extrémité nord-ouest, la plage Saint-Michel se resserre. On emprunte un moment une passerelle collée aux rochers avant de longer la rue de la Fosse Eyrand.

J’y croise une jeune Vosgienne qui parcourt seule le GR 34, sa maison sur le dos. Quel courage ! Nous faisons quelques dizaines de mètres ensemble avant de nous séparer. Elle a besoin de faire une pause, et moi… je suis incapable d’avancer sans m’arrêter pour prendre des photos !

La fosse Eyrand est une ancienne carrière de grès rose, exploitée dès 1854. Deux anecdotes intéressantes à son sujet : en 1943, les Allemands relancent une activité qui avait cessé en 1930. Ils produisent alors du granulat pour la construction du mur de l’Atlantique. Et entre 1961 et 1965, les déblais de la carrière contribuent à l’édification du barrage de la Rance.

Depuis 1960, les anciens bâtiments ouvriers abritent un centre de vacances de la ville de Laval.

De la plage Saint-Michel à la plage du Lanruen, à Erquy
De la plage Saint-Michel à la plage du Lanruen, à Erquy
De la plage Saint-Michel à la plage du Lanruen, à Erquy
De la plage Saint-Michel à la plage du Lanruen, à Erquy
De la plage Saint-Michel à la plage du Lanruen, à Erquy
De la plage Saint-Michel à la plage du Lanruen, à Erquy
De la plage Saint-Michel à la plage du Lanruen, à Erquy
De la plage Saint-Michel à la plage du Lanruen, à Erquy

De la plage Saint-Michel à la plage du Lanruen, à Erquy

Pour passer d’une plage à l’autre, le chemin grimpe au sommet de la carrière. Devant nous se dévoile alors la plage du Guen, tandis qu’un coup d’œil en arrière offre une vue plongeante sur la fosse Eyrand et les bâtiments du centre de vacances.

Un superbe point de vue sur le littoral !

La fosse Eyrand, à Erquy
La fosse Eyrand, à Erquy
La fosse Eyrand, à Erquy
La fosse Eyrand, à Erquy

La fosse Eyrand, à Erquy

À hauteur de la plage du Guen, l’itinéraire traverse un village de vacances : le Domaine de Lanruen. Le mot "traverse" est bien choisi, car les conditions d’accès pour les randonneurs y sont strictes : il est obligatoire de rester sur le parcours balisé du GR 34 !

Domaine de Lanruen, à Erquy
Domaine de Lanruen, à Erquy
Domaine de Lanruen, à Erquy
Domaine de Lanruen, à Erquy

Domaine de Lanruen, à Erquy

Sortis du domaine, le chemin court parallèlement à la plage en bordure d’une pinède. Nous avons pris un peu de hauteur, ce qui nous permet de profiter d’une belle vue plongeante sur la côte. C'est très agréable ! De là à plonger dans l’océan, il n'y a... pas qu’un pas !

Mais attention : sur cette portion, ne confondez pas le sentier des randonneurs avec celui des cyclistes, au risque de collisions surprises.

Plage du Guen, à Erquy
Plage du Guen, à Erquy
Plage du Guen, à Erquy
Plage du Guen, à Erquy

Plage du Guen, à Erquy

Au bout de la plage, il faut emprunter un sentier, tout droit, qui escalade la colline. D’accord… mais quel sentier ? Car face à nous se dresse un véritable mur de fougères ! Et pourtant, il existe. Heureusement qu’un couple me précède et me trace la voie, sinon j’aurais sans doute fait un détour.

Plus haut, les fougères laissent place à la lande, révélant peu à peu le sentier et colorant le paysage. C’est plein de charme !

Encore un peu plus haut, on dit au revoir à la plage du Guen tandis que celle du Portuais se dévoile en contrebas. On se croirait dans un spectacle : chaque plage est un tableau, chaque relief un intermède.

Entre plage du Guen et plage du Portuais, à Erquy
Entre plage du Guen et plage du Portuais, à Erquy
Entre plage du Guen et plage du Portuais, à Erquy
Entre plage du Guen et plage du Portuais, à Erquy
Entre plage du Guen et plage du Portuais, à Erquy
Entre plage du Guen et plage du Portuais, à Erquy
Entre plage du Guen et plage du Portuais, à Erquy

Entre plage du Guen et plage du Portuais, à Erquy

Vue d’en haut, la plage du Portuais, à marée basse, a la forme d’une coquille Saint-Jacques. C’est en tout cas l’appréciation que j’en ai !

Mais pourquoi les touristes vont-ils s’entasser comme des sardines sur les plages de la Côte d’Azur quand on voit celles d’ici, si belles et presque désertes ? Est-ce parce qu’elles sont moins accessibles — comme en témoignent les volées d’escaliers menant au Portuais — ou parce que la baignade n’y est pas surveillée ?

En tout cas, moi qui ne suis pas un grand fan de plage, mon choix serait vite fait ! Et je ne suis pas le seul : en été, la population d’Erquy passe de 3 000 à 30 000 habitants.

Plage du Portuais, à Erquy
Plage du Portuais, à Erquy
Plage du Portuais, à Erquy
Plage du Portuais, à Erquy

Plage du Portuais, à Erquy

En sortie de plage du Portuais, juste au-dessus des escaliers, il faut bien veiller à rester sur le chemin le plus à droite. J’ai un peu mal interprété mon GPS à cet endroit et j’ai failli passer à côté de magnifiques vues sur une portion de côte encore plus sauvage.

Un peu plus loin, la plage de Lourtuais apparaît, dernier tableau d’une randonnée décidément splendide… mais le rideau n’est pas encore tombé !

De la plage du Portuais à celle de Lourtuais, à Erquy
De la plage du Portuais à celle de Lourtuais, à Erquy
De la plage du Portuais à celle de Lourtuais, à Erquy
De la plage du Portuais à celle de Lourtuais, à Erquy
De la plage du Portuais à celle de Lourtuais, à Erquy
De la plage du Portuais à celle de Lourtuais, à Erquy
De la plage du Portuais à celle de Lourtuais, à Erquy
De la plage du Portuais à celle de Lourtuais, à Erquy

De la plage du Portuais à celle de Lourtuais, à Erquy

C’est sans doute ma plage préférée. J’aurais aimé y passer un peu de temps pour explorer ses criques, le rocher de Gargantua ou encore la grotte de l’Hermitage. Je me contenterai donc de la contempler depuis les hauteurs.

Pour les amateurs, le naturisme est toléré sur la partie ouest.

Plage de Lourtuais, à Erquy
Plage de Lourtuais, à Erquy
Plage de Lourtuais, à Erquy
Plage de Lourtuais, à Erquy

Plage de Lourtuais, à Erquy

Et donc, pour contempler d’en haut, il faut grimper. C’est ce que nous faisons après avoir longé la plage sur 150 mètres. De là-haut, le paysage est extraordinaire… mais on a presque plus envie d’être en bas. Une autre fois, peut-être.

Plage de Lourtuais, à Erquy
Plage de Lourtuais, à Erquy
Plage de Lourtuais, à Erquy
Plage de Lourtuais, à Erquy
Plage de Lourtuais, à Erquy
Plage de Lourtuais, à Erquy
Plage de Lourtuais, à Erquy
Plage de Lourtuais, à Erquy

Plage de Lourtuais, à Erquy

Normalement, si l’on suit la trace proposée sur Visorando, il faudrait descendre et poursuivre à mi-pente, à hauteur des Châtelets – cet îlot visible sur la photo ci-dessous.

Personnellement, je ne l’ai pas fait, et je ne le recommande pas. Ce sentier à peine visible n’est plus fréquenté et n’est d’ailleurs pas balisé. S’y aventurer serait non seulement hasardeux, mais cela irait surtout à l’encontre des efforts engagés par la communauté de communes Lamballe Terre & Mer pour préserver la lande.

Restons donc sur les chemins balisés.

Les Châtelets, à Erquy

Les Châtelets, à Erquy

Et puis, après tout, ne profite-t-on pas d’une plus belle vue sur le cap d’Erquy — la cerise sur le gâteau de cette randonnée — lorsqu’on le contemple d’en haut ? Ne trouvez-vous pas, vous aussi, qu’il ressemble à un tyrannosaure endormi vu du ciel (voir photo 4 ci-dessous) ?

Quel magnifique endroit, en tout cas. On comprend sans peine pourquoi il est classé Grand Site de France.

Cap d'Erquy, à Erquy
Cap d'Erquy, à Erquy
Cap d'Erquy, à Erquy
Cap d'Erquy, à Erquy
Cap d'Erquy, à Erquy
Cap d'Erquy, à Erquy

Cap d'Erquy, à Erquy

Nous poursuivons notre périple en direction de l’anse de Port Blanc, sur un sentier toujours aussi agréable. Les vues qui s’ouvrent peu à peu sur le golfe de Saint-Brieuc sont à couper le souffle. On avance lentement, presque à regret, tant on voudrait prolonger ce spectacle.

Du Cap d'Erquy à l'anse de Port Blanc, à Erquy
Du Cap d'Erquy à l'anse de Port Blanc, à Erquy
Du Cap d'Erquy à l'anse de Port Blanc, à Erquy
Du Cap d'Erquy à l'anse de Port Blanc, à Erquy
Du Cap d'Erquy à l'anse de Port Blanc, à Erquy
Du Cap d'Erquy à l'anse de Port Blanc, à Erquy

Du Cap d'Erquy à l'anse de Port Blanc, à Erquy

Outre la beauté de l’endroit, ce qui surprend à Port Blanc, c’est la présence d’un abri et d’une cale dans un lieu aussi isolé.

L’explication est simple : un canot de sauvetage fut mis en service à partir de 1903 depuis un abri construit dans le port d’Erquy. Mais ce dernier n’étant pas accessible à marée basse, il fut transféré ici, à Port Blanc, en 1935, où les conditions étaient plus favorables.

Le site fut toutefois désaffecté en 1966, des fissures ayant été constatées dans la cale à marée basse. Reste aujourd’hui ce décor étonnant, posé face au golfe de Saint-Brieuc.

Anse de Port Blanc, à Erquy
Anse de Port Blanc, à Erquy
Anse de Port Blanc, à Erquy
Anse de Port Blanc, à Erquy
Anse de Port Blanc, à Erquy
Anse de Port Blanc, à Erquy
Anse de Port Blanc, à Erquy
Anse de Port Blanc, à Erquy

Anse de Port Blanc, à Erquy

Au-dessus du port d’Erquy, que l’on commence à apercevoir, les cicatrices du passé affleurent encore.

Entre la pointe des Trois Pierres et les Lacs Bleus, le grès rose d’Erquy fut intensément exploité dès le XIXᵉ siècle. De vastes carrières industrielles ont été creusées ici pour en extraire des pavés, expédiés par la mer : Dunkerque et Boulogne-sur-Mer, dans le Nord – Pas-de-Calais, en ont pavé leurs rues, entre autres.

Jusqu’à 400 ouvriers travaillaient sur ce site, logés dans le hameau de la Fosse Eyrand, que nous avons traversé un peu plus tôt. L’activité a commencé à décliner dès 1927, concurrencée par d’autres matériaux et freinée par le manque de mécanisation.

De la pointe des Trois Pierres aux Lacs Bleus, à Erquy
De la pointe des Trois Pierres aux Lacs Bleus, à Erquy
De la pointe des Trois Pierres aux Lacs Bleus, à Erquy
De la pointe des Trois Pierres aux Lacs Bleus, à Erquy
De la pointe des Trois Pierres aux Lacs Bleus, à Erquy
De la pointe des Trois Pierres aux Lacs Bleus, à Erquy

De la pointe des Trois Pierres aux Lacs Bleus, à Erquy

Quant au port d’Erquy, désormais complètement dévoilé à nos pieds, il est souvent surnommé capitale mondiale de la coquille Saint-Jacques.

De l’automne au printemps, une cinquantaine de bateaux prennent le large deux fois par semaine pour de brèves campagnes de pêche à la drague. Le précieux coquillage, trié un à un, fait vivre toute une communauté locale, soumise à une réglementation stricte.

Une criée active, une fête annuelle, des contrôles méticuleux : ici, la Saint-Jacques, appréciée pour sa noix blanche et charnue, n’est pas seulement un mets raffiné, c’est une culture, une identité.

Le port d'Erquy

Le port d'Erquy

À l’écart du sentier principal, légèrement en retrait, le plus petit des deux Lacs Bleus se dévoile discrètement.

Et là, je suis resté figé. Le chemin derrière moi était animé, mais ici, plus rien n’existait. Un silence paisible, une eau immobile, des reflets profonds... J’ai pensé : c’est ici que le monde a commencé. C’est ici qu’Adam et Ève se sont rencontrés. Un coin de paradis.

Et aucune photo ne pourra jamais rendre justice à cette beauté.

Le petit Lac Bleu, à Erquy
Le petit Lac Bleu, à Erquy
Le petit Lac Bleu, à Erquy
Le petit Lac Bleu, à Erquy

Le petit Lac Bleu, à Erquy

Un peu plus loin, le second lac, plus vaste, attire davantage de monde. On devine encore les traces de l’ancienne carrière : parois abruptes, rails rouillés, blocs de pierre abandonnés. Le site a retrouvé une certaine tranquillité, prisé désormais des randonneurs et des curieux. Mais pour moi, le vrai trésor se cachait un peu avant.

Le grand Lac Bleu, à Erquy
Le grand Lac Bleu, à Erquy
Le grand Lac Bleu, à Erquy
Le grand Lac Bleu, à Erquy
Le grand Lac Bleu, à Erquy
Le grand Lac Bleu, à Erquy

Le grand Lac Bleu, à Erquy

La randonnée touche à sa fin. Il ne reste plus qu'une cinquantaine de mètres de chemin avant de rejoindre la rue du Four à Boulets, qui me ramène tranquillement en ville. J’ai des étoiles dans les yeux, émerveillé par tout ce que j’ai vu.

Soudain, une force invisible, maléfique presque, me soulève et me projette en l’air ! Mais sans ailes, on ne vole pas très bien. Je retombe lourdement au sol, presque aux pieds de deux infirmières qui passaient par là… le timing parfait.

Je réalise doucement ce qui m'est arrivé. L’esprit clair, l’appareil photo intact. Malheureusement, mon bras gauche, lui, a souffert : diagnostic plus tard : tête radiale cassée et fracture comminatoire de l’hamatum — oui, là je vous mets au défi d'effectuer des recherches.

Mais ma mission avant tout reste l’information : je me relève, je serre les dents… et je poursuis ce reportage, malgré tout. Peut-être qu’un jour, on racontera mon histoire parmi les contes et légendes de Bretagne ?

Rue du Four à Boulets, à Erquy

Rue du Four à Boulets, à Erquy

Il reste un gros kilomètre et demi à travers Erquy jusqu’à l’arrivée. Tout en descente. Deux volées d’escaliers qu’on aborde prudemment, histoire de ne pas ajouter une entorse à la liste des réjouissances.

Et puis voilà la plage d’Erquy, paisible, estivale. Quelques touristes profitent nonchalamment de leurs vacances, allongés sur le sable chaud. Insouciants.

Ils ignorent qu’à quelques pas, un drame vient de se jouer.

Traversée d'Erquy en fin de randonnée
Traversée d'Erquy en fin de randonnée
Traversée d'Erquy en fin de randonnée
Traversée d'Erquy en fin de randonnée
Traversée d'Erquy en fin de randonnée

Traversée d'Erquy en fin de randonnée

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📱 Anecdote temporelle : la photo qui a traversé la Manche
Photo prise avec décalage horaire

📸 Une image hors du temps

En triant mes photos, j’ai remarqué que celle-ci n’était pas à sa place dans la chronologie. Intrigué, j’ai vérifié les métadonnées… et découvert qu’elle était datée une heure plus tôt que les autres. Pourquoi ? Mon téléphone avait accroché un réseau mobile britannique, modifiant automatiquement l’heure selon le fuseau horaire du Royaume-Uni.

🧭 Petit conseil aux randonneurs

Si vous êtes proches de la côte, pensez à vérifier que votre téléphone reste bien sur l’heure française. Sinon, vos souvenirs risquent de jouer à remonter le temps !

Vous voulez revivre cette randonnée en vidéo 3D ? C'est ci-dessous que ça se passe :

Appréciation du parcours :

Cette randonnée au départ d’Erquy m’a réservé bien plus de surprises et d’émotions que je ne l’imaginais au départ. Entre le charme discret des paysages intérieurs, les panoramas marins grandioses et les petits moments suspendus – la rencontre avec un rouge-gorge, le silence du lac bleu, les légendes de la chapelle Saint-Michel –, chaque étape invite à ralentir, observer, et savourer pleinement.

Le parcours est exigeant par moments, avec ses montées et descentes sur les falaises, mais toujours récompensé par des vues à couper le souffle. La diversité des ambiances – entre dunes, pinèdes, plages sauvages et falaises de grès rose – offre un véritable voyage dans le temps et dans l’espace.

Au final, c’est une boucle complète, riche et variée, qui conjugue nature, histoire et culture locale. Une belle invitation à découvrir une Bretagne authentique, loin des foules, et qui m’a laissé des souvenirs impérissables.

Comment rejoindre cette randonnée ?

Si vous êtes en vacances à Erquy ou dans les environs, vous ne serez jamais bien loin du parcours : il est possible de le rejoindre à pied depuis plusieurs points, sans nécessairement partir de la plage du Bourg.

Pour les autres, la voiture reste le moyen le plus pratique. De nombreux parkings jalonnent la plage du Bourg : sauf en plein cœur de l’été, vous ne devriez avoir aucun mal à trouver une place.

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Vous souhaitez parcourir cette randonnée ? Vous trouverez ci-dessous le lien vers Visorando :

Ou scannez ce QR code :

 

Mais si vous souhaitez la suivre telle que je l'ai faite, vous trouverez ci-dessous la trace GPX de l'itinéraire :

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Tout va bien, ne vous fiez pas aux apparences...


J’ai juste changé de bureau pour quelques semaines : me voilà propulsé dans une autre galaxie, bras en écharpe et clavier sous les doigts. Rien de grave, juste cette mauvaise rencontre avec un sentier un peu joueur.

Mais pas d’inquiétude : mes récits de randonnée continuent leur chemin. Il me reste encore cinq étapes de l’Échappée Jurassienne, douze de la Via Francigena à partager avec vous, et plein de nouveaux projets à préparer dans le bassin minier Nord - Pas-de-Calais ou de gare en gare, entre autres.

Bref, vous n’avez pas fini de me lire… même depuis l’au-delà ! 😉

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