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Parce que randonner c'est la santé...

14 juin 2026 - Défi des 7 Portes : quand chaque clé compte

Le résumé du randonneur pressé :

42 km au départ du Parc départemental d’Olhain, entre nature, bassin minier et terrils impressionnants.

Une première boucle de 21 km très variée, entre forêts, campagne et sites emblématiques comme la Table des Fées. Une seconde boucle plus minérale, marquée par les chemins du bassin minier, les cavaliers et les terrils du Pays à Part.

Une randonnée exigeante, où l’effort physique est constant et où la fin se joue surtout sur le mental, malgré la fatigue accumulée.

7 portes franchies, 7 clés récoltées pour soutenir l’association PARC SeP.

Un défi réussi, et un excellent test avant la MESA.


Le récit complet :

Avant le départ

Le succès du Défi des 7 Portes est tel qu'il faut s'inscrire plusieurs mois à l'avance. Au moment de valider mon inscription, j'étais encore incapable de savoir dans quel état de forme je me présenterais sur la ligne de départ. La récupération consécutive à ma chute de juillet dernier a été longue et difficile. Depuis la Marche de la Mort, je n'ai plus eu l'occasion de parcourir une telle distance.

Cette randonnée constitue donc un véritable test avant la Marche Européenne du Souvenir et de l'Amitié (MESA), où j'espère enchaîner quatre étapes de 32 km dans les Ardennes belges.

Le dimanche matin, je me réveille en forme malgré une nuit plus courte qu'espérée. Une bonne nouvelle vite tempérée par une mauvaise : Laëtitia, qui devait m'accompagner, est contrainte de déclarer forfait.

14 juin 2026 - Défi des 7 Portes : quand chaque clé compte
🔑 Les sept clés

Le Défi des 7 Portes porte bien son nom : au moment de l’inscription, chaque participant reçoit une première clé, symbole d’un engagement qui se construit pas à pas. Les six autres sont remises au fil du parcours, lors des ravitaillements matérialisés par autant de portes à franchir.

À l’arrivée, toutes les clés récoltées sont déposées dans un grand coffre. Leur nombre détermine le montant du don versé à l’association PARC SeP, qui œuvre pour améliorer la prise en charge des personnes atteintes de sclérose en plaques ou de la maladie de Parkinson dans les Hauts-de-France. Une manière simple et belle de donner un sens supplémentaire à chacun des 42 kilomètres parcourus.

Première clé

À 8 heures, la foule est déjà impressionnante au Parc départemental d'Olhain. Je retrouve Véronique et Alain près de la ligne de départ et, lorsque les organisateurs donnent le signal, nous laissons les plus pressés s'élancer devant nous.

C'est à ce moment que Marie-Laurence me rejoint en compagnie de son amie Nathalie. Nous nous mettons en route au milieu d'une marée de t-shirts verts fluorescents, encouragés par les applaudissements du public et le rythme entraînant des percussionnistes installés le long du parcours.

La première clé est déjà dans notre poche. L'aventure peut commencer.

Départ du Parc départemental d'Olhain
Départ du Parc départemental d'Olhain
Départ du Parc départemental d'Olhain

Départ du Parc départemental d'Olhain

La deuxième clé (km 7)

Nous quittons progressivement le Parc départemental d'Olhain. Chacun trouve son rythme, échange quelques mots avec ses voisins de marche et profite de cette matinée encore fraîche.

La file des randonneurs s'étire sur plusieurs centaines de mètres. Nous évoluons au nord du Parc d'Olhain, entre la forêt domaniale et la rocade minière. Bien que je fréquente cette région depuis de nombreuses années, je découvre ici des sentiers que je n'avais encore jamais empruntés.

Les paysages alternent entre espaces boisés et vastes étendues agricoles. Au loin se dessinent déjà les terrils jumeaux d'Haillicourt, dont la silhouette caractéristique nous accompagnera une bonne partie de la journée. Le cadre est superbe.

Du Parc d'Olhain au Parc écologique du Mont Coupigny
Du Parc d'Olhain au Parc écologique du Mont Coupigny
Du Parc d'Olhain au Parc écologique du Mont Coupigny
Du Parc d'Olhain au Parc écologique du Mont Coupigny

Du Parc d'Olhain au Parc écologique du Mont Coupigny

Le flot des participants demeure compact. Aux passages les plus étroits, il faut parfois patienter quelques instants avant de poursuivre.

Après quelques kilomètres, une montée un peu plus exigeante se présente à nous. Elle mène à la première porte du défi. Les conversations se font un peu plus rares, chacun gérant son effort à sa manière. Puis soudain, les premières notes de musique nous parviennent. Comme au départ, les bénévoles nous accueillent avec enthousiasme.

Nous franchissons la porte sous les encouragements et recevons notre deuxième clé.

Deux sur sept déjà.

Du Parc d'Olhain au Parc écologique du Mont Coupigny
Du Parc d'Olhain au Parc écologique du Mont Coupigny
Du Parc d'Olhain au Parc écologique du Mont Coupigny
Du Parc d'Olhain au Parc écologique du Mont Coupigny
Du Parc d'Olhain au Parc écologique du Mont Coupigny
Du Parc d'Olhain au Parc écologique du Mont Coupigny

Du Parc d'Olhain au Parc écologique du Mont Coupigny

La troisième clé (km 14)

Après le ravitaillement, nous redescendons ce que nous venons de monter pour rejoindre la vallée et prendre la direction de Bouvigny-Boyeffles. Les bois laissent progressivement place aux champs et aux vastes étendues ouvertes. Le paysage est superbe.

Mais il faut rapidement se remettre à l'ouvrage. Une longue montée nous attend pour rejoindre le plateau en direction de Servins. C'est l'un des passages les plus exigeants de la journée. Les conversations se font plus rares tandis que chacun gère son effort à sa manière. À 234 mètres d'altitude, nous atteignons le point culminant du parcours.

L'effort est toutefois largement récompensé. La campagne artésienne s'étend devant nous dans toute sa beauté. J'ai beau connaître ces paysages vallonnés, c'est toujours avec le même plaisir que je les retrouve.

Marie-Laurence et Nathalie marchent toujours à mes côtés lorsque nous apercevons enfin le clocher de Servins. Devant l'église, les bénévoles nous réservent un accueil chaleureux. Une fanfare accompagne notre arrivée et donne à ce nouveau ravitaillement un air de fête.

Nous franchissons la porte et recevons notre troisième clé.

Trois sur sept. Le défi avance, et nous avec lui.

Du Parc écologique du Mont Coupigny à Servins
Du Parc écologique du Mont Coupigny à Servins
Du Parc écologique du Mont Coupigny à Servins
Du Parc écologique du Mont Coupigny à Servins
Du Parc écologique du Mont Coupigny à Servins
Du Parc écologique du Mont Coupigny à Servins
Du Parc écologique du Mont Coupigny à Servins
Du Parc écologique du Mont Coupigny à Servins
Du Parc écologique du Mont Coupigny à Servins
Du Parc écologique du Mont Coupigny à Servins

Du Parc écologique du Mont Coupigny à Servins

La quatrième clé (km 21)

Nous quittons Servins en direction de Fresnicourt-le-Dolmen. C'est à ce moment que je fais la connaissance d'Angélique et de son amie Aurélie. Angélique force l'admiration. Handicapée, elle ne peut utiliser que son bras droit et, ne pouvant porter de sac à dos, elle transporte ses affaires dans un simple sac cabas. Mais rien ne semble pouvoir entamer sa détermination.

Le parcours nous conduit bientôt devant la Table des Fées. Un lieu que les lecteurs de ce blog connaissent désormais bien puisque je lui ai récemment consacré un récit complet.

De Servins à la Table des Fées
De Servins à la Table des Fées
De Servins à la Table des Fées

De Servins à la Table des Fées

Nous poursuivons ensuite vers la superbe église Notre-Dame de Fresnicourt-le-Dolmen avant d'aborder un étroit sentier que j'avais autrefois l'habitude d'emprunter.

Ces dernières années, la végétation l'avait rendu pratiquement impraticable. Quelle agréable surprise de le retrouver aujourd'hui parfaitement dégagé ! Car s'il est de nouveau accessible, il n'en demeure pas moins le passage le plus exigeant physiquement de cette première boucle. La pente est raide, le sentier étroit, et il faut puiser dans ses réserves pour rejoindre le sommet.

C'est là que Michael, qui marche devant moi, se met à balayer méthodiquement les branches et les morceaux de bois qui jonchent encore le chemin. Je lui demande alors s'il fait aussi le ménage à la maison. Il me répond par l'affirmative avant de me demander de le crier suffisamment fort pour que son épouse, qui marche derrière nous, puisse l'entendre. Je m'exécute. Éclat de rire général.

Voilà aussi ce que l'on vient chercher dans ce genre de manifestation : des rencontres, de la bonne humeur et des souvenirs qui dépassent largement la simple performance sportive.

Nous rejoignons ensuite la forêt domaniale avant de redescendre vers le Golf d'Olhain, que nous contournons pour retrouver enfin le Parc départemental d'Olhain.

Dans la montée vers le parc, Angélique chute. Courageusement, elle se relève. Je l’accompagne jusqu’à proximité de l’arrivée où je la perds de vue. Sans doute a-t-elle fait un détour pour mesurer l’étendue des dégâts. J’espère sincèrement qu’elle a pu continuer jusqu’au bout.

Nous franchissons la quatrième porte et recevons notre quatrième clé.

La moitié du chemin est derrière nous.

De la Table des Fées au Parc d'Olhain
De la Table des Fées au Parc d'Olhain
De la Table des Fées au Parc d'Olhain
De la Table des Fées au Parc d'Olhain
De la Table des Fées au Parc d'Olhain
De la Table des Fées au Parc d'Olhain

De la Table des Fées au Parc d'Olhain

La pause de midi 14 heures

Nous retrouvons donc le Parc départemental d’Olhain après avoir terminé cette première boucle de 21 kilomètres. L’ambiance est différente de celle du départ. On sent déjà la fatigue chez certains, mais aussi la satisfaction d’avoir franchi cette première moitié du parcours.

C’est le moment de la pause. Sandwich ou barquette de frites à la main, nous prenons le temps de souffler un peu. Je rejoins Marie-Laurence ainsi que Nathalie pour partager ce moment plus calme, loin du mouvement continu des sentiers.

Les groupes se reforment rapidement. Certains, comme Marie-Laurence et Nathalie, repartent déjà, d’autres prennent encore un peu de temps. Comme moi. Cette fois, je ne les reverrai qu’à l’arrivée.

Je me retrouve alors seul pour attaquer la seconde boucle.

Pause de midi au Parc d'Olhain

Pause de midi au Parc d'Olhain

La cinquième clé (km 28)

Le décor change immédiatement. Nous basculons dans l'univers du bassin minier, sur des chemins qui me sont totalement inconnus.

Une fois le Parc d'Olhain derrière nous, nous empruntons un chemin de campagne qui longe la D941, située en surplomb. Ce n'est sans doute pas la portion la plus séduisante du parcours. Heureusement, les terrils jumeaux d'Haillicourt imposent leur silhouette caractéristique dans le paysage.

Je fais alors la connaissance de Marie et Cécile, deux sœurs originaires des environs de Saint-Omer. Marie travaille au centre hospitalier d'Helfaut et connaît l'association Petites Mains Grand Cœur, dont je suis le trésorier. Comme quoi, dans certaines rencontres, quelque chose d'inattendu nous relie parfois.

Nous quittons finalement ce chemin pour emprunter un cavalier minier. L'ambiance change aussitôt. Ces anciennes voies ferrées industrielles reconverties en chemins de promenade offrent une autre manière de découvrir le bassin minier et son histoire.

Le ravitaillement du kilomètre 28 ne tarde plus à apparaître.

Nous franchissons la porte et recevons notre cinquième clé.

Cinq sur sept.

Du Parc d'Olhain aux terrils des Falandes, à Haillicourt
Du Parc d'Olhain aux terrils des Falandes, à Haillicourt
Du Parc d'Olhain aux terrils des Falandes, à Haillicourt
Du Parc d'Olhain aux terrils des Falandes, à Haillicourt
Du Parc d'Olhain aux terrils des Falandes, à Haillicourt
Du Parc d'Olhain aux terrils des Falandes, à Haillicourt

Du Parc d'Olhain aux terrils des Falandes, à Haillicourt

La sixième clé (km 35)

Après le ravitaillement, je poursuis ma route à travers le bassin minier. Nous empruntons successivement des terrils plats et des cavaliers miniers, témoins d'un passé industriel qui a profondément façonné le paysage.

J'y découvre des chemins que je n'avais encore jamais empruntés, ce qui ne fait que renforcer mon envie d'y revenir. D'ailleurs, cela fait déjà partie de mes projets depuis longtemps : parcourir la Boucle n° 2 des Tours du Bassin minier Nord - Pas-de-Calais, dont nous empruntons ici plusieurs portions.

C'est alors que Virginie m'aborde avec beaucoup d'assurance :

— Mathieu, tu m'attends ?

Je me retourne, surpris.

— Non non, Virginie, moi c'est Baudouin !

Éclat de rire général. La méprise est amusante, d'autant que nous ne nous connaissons ni d'Ève ni d'Adam.

Quelques kilomètres plus loin, nous atteignons le ravitaillement du 35e kilomètre.

— Ah, Mathieu !

Décidément, malgré tous mes efforts, je n'aurai pas réussi à convaincre Virginie de mon identité !

Nous franchissons la porte et recevons notre sixième clé.

Plus qu'une.

Des terrils des Falandes aux terrils du Pays à Part, à Haillicourt
Des terrils des Falandes aux terrils du Pays à Part, à Haillicourt
Des terrils des Falandes aux terrils du Pays à Part, à Haillicourt
Des terrils des Falandes aux terrils du Pays à Part, à Haillicourt
Des terrils des Falandes aux terrils du Pays à Part, à Haillicourt
Des terrils des Falandes aux terrils du Pays à Part, à Haillicourt
Des terrils des Falandes aux terrils du Pays à Part, à Haillicourt
Des terrils des Falandes aux terrils du Pays à Part, à Haillicourt
Des terrils des Falandes aux terrils du Pays à Part, à Haillicourt

Des terrils des Falandes aux terrils du Pays à Part, à Haillicourt

La septième clé (km 42)

Nous progressons désormais au pied des Terrils du Pays à Part. Ici, les reliefs sont imposants, presque écrasants. Ils s’élèvent brusquement au-dessus de nous et nous rappellent que nous ne sommes finalement pas grand-chose à l’échelle de la planète.

La fatigue est bien là. Les jambes deviennent lourdes, et chaque montée, même courte, demande un effort supplémentaire. Les côtes qui serpentent au pied des terrils font clairement souffrir les organismes déjà éprouvés par les kilomètres accumulés.

Pourtant, il faut continuer. Nous franchissons ces passages un à un, en serrant parfois les dents. Nous quittons le site des terrils pour aborder la dernière difficulté : la montée qui ramène vers le Parc d’Olhain.

C’est dans ce moment particulier que deux anges apparaissent. Non, non, je vous rassure, tout va bien pour moi. C’est juste que je retrouve Coralie et Marianne, mes deux institutrices préférées, dont j’avais déjà fait la connaissance lors de la dernière édition du Défi des 7 Portes et que j’avais revues à la Marche de la Mort à Ham-en-Artois. Deux anges… vraiment ? Quand on sait que l’une d’elles est surnommée “Maléfique” par ses élèves… Et un ange peut-il marcher de concert avec une sorcière ?

Une fois là-haut, un dernier effort, aussi physique que psychologique, nous attend encore. Le parcours nous fait tourner autour de la zone d’arrivée, comme pour prolonger volontairement l’attente. Un kilomètre pendant lequel la musique nous parvient, de plus en plus nette, et l’odeur des frites finit par achever de réveiller les estomacs les plus patients.

Nous avançons ensemble vers la dernière porte.

Nous la franchissons et recevons la septième clé.

Sept sur sept.

Des terrils du Pays à Part, à Haillicourt, au Parc d'Olhain
Des terrils du Pays à Part, à Haillicourt, au Parc d'Olhain
Des terrils du Pays à Part, à Haillicourt, au Parc d'Olhain
Des terrils du Pays à Part, à Haillicourt, au Parc d'Olhain
Des terrils du Pays à Part, à Haillicourt, au Parc d'Olhain
Des terrils du Pays à Part, à Haillicourt, au Parc d'Olhain
Des terrils du Pays à Part, à Haillicourt, au Parc d'Olhain
Des terrils du Pays à Part, à Haillicourt, au Parc d'Olhain
Des terrils du Pays à Part, à Haillicourt, au Parc d'Olhain
Des terrils du Pays à Part, à Haillicourt, au Parc d'Olhain

Des terrils du Pays à Part, à Haillicourt, au Parc d'Olhain

Le coffre aux clés

Nous retrouvons la zone d’arrivée dans une ambiance chargée d’émotion et de fatigue mêlées. Autour de nous, les visages sont marqués, mais les sourires bien présents.

Face au podium d’où la musique et les commentaires de l’organisateur ont rythmé la journée, le grand coffre nous attend. C’est là, satisfaits du devoir accompli, que nous déposons nos sept clés, patiemment récoltées tout au long des 42 kilomètres du parcours.

Et surtout, le coffre déborde littéralement de clés. Sans même connaître encore le montant final, tout laisse penser que la mobilisation aura été importante pour l’association PARC SeP. Le lendemain, l’organisateur annoncera d’ailleurs un chèque de 3 000 euros remis à l’association.

Finisher 42 km !

Finisher 42 km !

Conclusion générale

Cette édition aura été un vrai test. Test physique, après une récupération encore fragile depuis ma chute de juillet. Test mental aussi, avant d’envisager la MESA et ses quatre étapes de 32 kilomètres.

Le verdict est clair : le test est validé.

Un grand merci également aux 120 bénévoles qui ont rendu cette journée possible. Une organisation une nouvelle fois impeccable, efficace et chaleureuse, qui contribue largement à la réussite de ce Défi des 7 Portes.

Et une certitude déjà : nous reviendrons à Olhain. L’édition 2027 prendra en effet de nouveau le départ depuis ce site.

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Prochaines éditions

Et vous, vous souhaitez participer aux prochaines éditions ? Le Défi des 7 Portes vous attend ici !

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bravo a tous succés
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