Parce que randonner c'est la santé...

21 mai 2026 - TBM - GRP 6.1 - Du charbon à l'acier

Le résumé du randonneur pressé :

Cette première étape de la Boucle n° 6 des Tours du Bassin minier Nord-Pas-de-Calais, longue de 25 kilomètres, relie Denain à Hasnon.

Après un départ au cœur de Denain, le parcours nous conduit à travers les cités minières et les anciens sites industriels de Lourches et Escaudain, avant de gagner Hornaing puis Wandignies-Hamage.

Une randonnée où le passé minier et sidérurgique reste omniprésent, avec terrils, cités ouvrières, anciens cavaliers miniers, voies ferrées et centrale thermique. Quelques curiosités viennent pimenter le parcours, comme l'unique soufflante encore conservée à Escaudain et le tunnel sous la Rocade minière...

La seconde partie offre un visage plus rural, entre chemins agricoles, villages et chemin de halage le long de la Scarpe, avant l'arrivée à Hasnon. Une étape très variée, avec un fil conducteur bien présent : l'histoire industrielle du territoire.


Et en détail :

Temps de lecture : 14 minutes

De retour de Normandie, je retrouve les chemins du Bassin minier Nord-Pas-de-Calais avec cette « Boucle n° 6 : du charbon à l'acier ».

Proposée par la Fédération Française de la Randonnée Pédestre, elle démarre de Denain, commune du Département du Nord, et est théoriquement longue, selon le TopoGuide, de 40 kilomètres. Théoriquement, car, après avoir tracé le parcours sur la carte, je découvre que cette boucle en fait en réalité une dizaine de plus !

Qu'importe. Nous ferons donc la distance en deux étapes à peu près équivalentes : 25 kilomètres aujourd'hui, de Denain à Hasnon, puis 27 demain pour l'itinéraire retour. J'ai simplement dû apporter un petit aménagement au parcours afin de pouvoir utiliser les transports en commun à la fin et au début des deux étapes. Je vous expliquerai tout cela en fin d'article.

21 mai 2026 - TBM - GRP 6.1 - Du charbon à l'acier

Avec pareil titre, on imagine aisément que cette boucle va nous mener sur les traces du formidable développement industriel que le Nord a connu à la suite de la découverte du charbon tout près d'ici, à Fresnes-sur-Escaut. C'était le 3 février 1720, voici plus de 300 ans.

Pourtant, en prenant le départ de l'Espace Villars, au centre de Denain, ça n'apparaît pas comme une évidence. C'est que la ville a su faire de la place à la nature, comme au Parc Émile Zola, à cheval sur un bras de l'Escaut.

Pour des raisons logistiques, essentiellement, l'Escaut a favorisé l'implantation des industries le long de son cours. Puis, à partir de 1835, l'arrivée du chemin de fer à Denain a contribué à leur expansion. Ce que l'examen de la carte confirme, avec la présence d'usines plutôt proches du centre-ville, à l'instar de la Fonderie et Aciérie de Denain.

Mais ici aussi, si ce n'est la nature, ce sont des aménagements qui attirent l'œil — le mien en tout cas — comme ces ronds-points qui entretiennent la mémoire du passé minier de la ville.

De l'Espace Villars à la Place Pierre Baudin, à Denain
De l'Espace Villars à la Place Pierre Baudin, à Denain
De l'Espace Villars à la Place Pierre Baudin, à Denain
De l'Espace Villars à la Place Pierre Baudin, à Denain
De l'Espace Villars à la Place Pierre Baudin, à Denain
De l'Espace Villars à la Place Pierre Baudin, à Denain

De l'Espace Villars à la Place Pierre Baudin, à Denain

Après quelques centaines de mètres, nous arrivons place Pierre Baudin. Elle pourrait être une place comme tant d'autres, avec son église et les maisons qui l'entourent, si son histoire n'était pas intimement liée au passé industriel de la ville.

Le grand bâtiment en briques rouges, sur son côté sud, est la salle des fêtes de Denain. Bâtie par l'administration des Forges et Aciéries de Denain-Anzin, elle avait pour vocation d'accueillir les salariés des forges lors de manifestations sociales, culturelles et ouvrières.

Face à elle, les maisons de maître accueillaient notamment les ingénieurs, les contremaîtres et leurs familles.

Enfin, dominant la place de sa nouvelle flèche métallique, posée en 2025, l'église du Sacré-Cœur n'est malheureusement pas visitable. D'ailleurs, qu'y verrait-on ? Menacée de destruction et désacralisée en 2012, cette église, voulue et financée par la Société des hauts-fourneaux et forges de Denain au tournant du XXe siècle, n'a été sauvée que grâce à son rachat par la municipalité. Celle-ci souhaite désormais l'intégrer à un projet de parc derrière l'édifice.

Place Pierre Baudin, à Denain
Place Pierre Baudin, à Denain
Place Pierre Baudin, à Denain

Place Pierre Baudin, à Denain

Rue Louis Petit, nous sommes confrontés à la fois au passé et au futur de Denain.

À droite, les cités Werth d'abord, Martin ensuite, rappellent les énormes besoins en main-d'œuvre engendrés par l'essor industriel de la ville durant les Trente Glorieuses, de 1945 à 1970. Puis le déclin commence. Usinor ferme définitivement ses portes en 1988 et des milliers d'emplois sont perdus. Par la suite, d'autres acteurs économiques ferment à leur tour. La confiance est rompue et la population passe de plus de 30 000 à 20 000 habitants.

Mais l'espoir renaît. À notre gauche s'élève désormais l'entrepôt géant que Maersk a inauguré fin 2024 sur l'ancienne friche héritée de la disparition d'Usinor. Si Denain reste l'une des villes de plus de 20 000 habitants les plus pauvres de France, sa population est de nouveau en croissance.

Tiens, à l'arrière de la cité Werth, vous apercevrez peut-être le terril Renard. Haut de 76 mètres, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, il est le fruit de l'exploitation de la fosse Renard des mines d'Anzin, de 1836 à 1948. C'est dans cette fosse qu'Émile Zola descendit pour préparer l'écriture de son roman Germinal.

Rue Louis Petit, à Denain
Rue Louis Petit, à Denain
Rue Louis Petit, à Denain
Rue Louis Petit, à Denain
Rue Louis Petit, à Denain
Rue Louis Petit, à Denain
Rue Louis Petit, à Denain

Rue Louis Petit, à Denain

Passés sous la rocade minière, nous quittons Denain pour Lourches. Après un temps de flottement... Car le balisage du GRP a disparu et son tracé sur la carte IGN ne correspond pas du tout à celui décrit par le TopoGuide. Je choisis de suivre ce dernier, comme initialement prévu. Après tout, tous les chemins mènent à Rome.

Cela dit, plus loin, alors que nous aurions dû emprunter un chemin longeant le cimetière, voilà qu'il faut adapter l'itinéraire. Le chemin est en effet désormais barré ! Les baliseurs de la FFRP l'ont toutefois intégré, puisque nous retrouvons le balisage à l'angle de la rue Carnot et de la rue Gustave Delory.

Nous traversons donc finalement sans autre péripétie la cité Copin, puis longeons la cité André Bernard avant de rejoindre l'ancien site des soufflantes d'Escaudain.

Lourches
Lourches
Lourches
Lourches
Lourches
Lourches
Lourches
Lourches

Lourches

Ce site naturel, coincé entre Lourches et Escaudain et coupé en deux depuis 1978 par l'A21 — aussi appelée Rocade minière —, accueillait les soufflantes nécessaires au fonctionnement des hauts-fourneaux du plus grand ensemble sidérurgique du Nord-Pas-de-Calais, l'un des plus grands de France. Mais je vous en reparle après le tunnel sous la Rocade minière...

Site des soufflantes, à Escaudain
Site des soufflantes, à Escaudain
Site des soufflantes, à Escaudain
Site des soufflantes, à Escaudain

Site des soufflantes, à Escaudain

Car le tunnel... oui, ce tunnel... Fait de cylindres en béton assemblés sous l'autoroute, il peut être envahi par l'eau après un épisode pluvieux. Comme c'est le cas aujourd'hui ! Alors, comment fait-on pour traverser pareil obstacle dans ces conditions sans se mouiller les pieds ? Car, bien sûr, il est hors de question de traverser en surface, n'est-ce pas ?

Au début, on essaie donc de marcher sur la paroi incurvée du tunnel. Ça fonctionne pendant un certain temps... jusqu'à ce que, malencontreusement, on mouille la semelle de la chaussure la plus proche de l'eau. Et une semelle mouillée, ça glisse ! Alors, on se mouille un pied... Puis c'est l'autre semelle qui touche l'eau ! On se retrouve donc... les deux pieds dans l'eau ! Et ne sachant pas ce qu'il peut y avoir sous l'eau, hors de question de courir, sous peine de s'étaler de tout son long !

Vous l'avez compris, c'est donc les pieds bien trempés que je me retrouve à l'autre bout du tunnel. Est-ce cela qu'on appelle « voir le bout du tunnel » ?

Tunnel sous la Rocade minière, à Escaudain
Tunnel sous la Rocade minière, à Escaudain

Tunnel sous la Rocade minière, à Escaudain

De la sortie, on l'aperçoit déjà, la dernière soufflante à avoir survécu. Impressionnante sur son socle en béton. Mais à quoi servait-elle ? Eh bien, je vous l'explique ci-dessous.

Site des soufflantes, à Escaudain
Site des soufflantes, à Escaudain
Site des soufflantes, à Escaudain

Site des soufflantes, à Escaudain

⚙️ Les soufflantes d’Escaudain

Sur les 34 hectares qui s’étendent au sud d’Escaudain, le promeneur ne voit plus aujourd’hui que des remblais, des herbes hautes et les traces diffuses d’un passé industriel. Pourtant, au début du XXe siècle, ce terrain était entièrement dédié à un rôle vital : produire du vent. Les soufflantes d’Escaudain alimentaient en air comprimé les hauts-fourneaux de Denain. Le site abritait une vaste halle, des moteurs à gaz, des gazomètres cylindriques et un réseau de voies ferrées internes.

Ces machines formaient le poumon discret de la sidérurgie denaisienne. Sans cet air comprimé, pas de combustion intense, pas de fonte, pas d’acier. Le site vivait au rythme du grondement continu des moteurs et des allées et venues des équipes de mécaniciens. On photographiait les hauts-fourneaux, les coulées, les aciéries : plus rarement ces installations techniques qui rendaient pourtant possible l’ensemble.

La modernisation progressive des installations, à partir des années 1930, a peu à peu relégué Escaudain au second plan. Les soufflantes ont été arrêtées, puis démantelées dans la seconde moitié du XXe siècle. Une seule a survécu : massive, silencieuse, dressée au milieu du vide. Elle rappelle, mieux qu’un panneau ou qu’une archive, l’ampleur de ce site qui, sans produire une seule tonne de fonte, a longtemps contribué au fonctionnement de la sidérurgie denaisienne.

Dans le long cheminement entre le site des soufflantes et la place Gambetta, à Escaudain, nous découvrons d'autres cités, comme la cité Couade, avenue Jules Guesde, ou la cité Cuvette, rue Marcel Sembat.

Mais nous passons aussi au-dessus de la ligne ferroviaire de Lourches à Valenciennes. Mise en service à la fin du XIXe siècle, elle est devenue l'un des axes majeurs du développement industriel du secteur, reliant les différents pôles miniers et sidérurgiques du Valenciennois.

Du site des soufflantes à la place Gambetta, à Escaudain
Du site des soufflantes à la place Gambetta, à Escaudain
Du site des soufflantes à la place Gambetta, à Escaudain
Du site des soufflantes à la place Gambetta, à Escaudain
Du site des soufflantes à la place Gambetta, à Escaudain
Du site des soufflantes à la place Gambetta, à Escaudain
Du site des soufflantes à la place Gambetta, à Escaudain
Du site des soufflantes à la place Gambetta, à Escaudain
Du site des soufflantes à la place Gambetta, à Escaudain

Du site des soufflantes à la place Gambetta, à Escaudain

Peu avant l'arrivée sur la place Gambetta, rue Paul Bert, le portail ouvert du Musée Municipal de la mine et des traditions populaires nous offre une belle perspective sur l'église Saint-Martin. À moins que ce ne soit une invitation à visiter le musée ? Gratuit, il n'ouvre toutefois que le week-end.

Quant à l'église, construite au XVe siècle mais modifiée jusqu'au XIXe, elle est actuellement fermée à cause de problèmes structurels. Si cela vous chagrine, vous aurez peut-être envie d'aller vous consoler un peu plus loin...

Rue Paul Bert et place Gambetta, à Escaudain
Rue Paul Bert et place Gambetta, à Escaudain
Rue Paul Bert et place Gambetta, à Escaudain
Rue Paul Bert et place Gambetta, à Escaudain

Rue Paul Bert et place Gambetta, à Escaudain

Laissons là ceux qui ont besoin de se consoler et continuons notre découverte d'Escaudain.

Au nord de l'avenue de la Paix s'étend une importante cité minière, la cité Couture, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Nous la traversons par la rue Maurice Sabatier jusqu'au groupe scolaire Marcel Cachin où une fresque illustre de fort belle manière le passé minier de la ville.

Puis nous atteignons la rue Jeanne Bouchet, baptisée ainsi en hommage à cette résistante de 21 ans fusillée par les Allemands le 1er septembre 1944.

De la place Gambetta à la rue Jeanne Bouchet, à Escaudain
De la place Gambetta à la rue Jeanne Bouchet, à Escaudain
De la place Gambetta à la rue Jeanne Bouchet, à Escaudain
De la place Gambetta à la rue Jeanne Bouchet, à Escaudain
De la place Gambetta à la rue Jeanne Bouchet, à Escaudain
De la place Gambetta à la rue Jeanne Bouchet, à Escaudain
De la place Gambetta à la rue Jeanne Bouchet, à Escaudain

De la place Gambetta à la rue Jeanne Bouchet, à Escaudain

De là, nous empruntons un ancien cavalier minier nous conduisant au terril Audiffret-Pasquier, dont nous voyons le sommet apparaître au-dessus des arbres. Haut de 65 mètres, il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il avait un frère jumeau, au nord, dont seule la base subsiste.

De la rue Jeanne Bouchet au terril Audiffret-Pasquier, à Escaudain
De la rue Jeanne Bouchet au terril Audiffret-Pasquier, à Escaudain
De la rue Jeanne Bouchet au terril Audiffret-Pasquier, à Escaudain
De la rue Jeanne Bouchet au terril Audiffret-Pasquier, à Escaudain
De la rue Jeanne Bouchet au terril Audiffret-Pasquier, à Escaudain

De la rue Jeanne Bouchet au terril Audiffret-Pasquier, à Escaudain

Nous quittons Escaudain par la cité Alsace, sise au pied du terril. Un chemin de terre nous emmène à travers champs jusqu'à Hornaing. Dans sa première partie, orientée nord-sud, il est aussi la limite physique entre ce village, à gauche, et Hélesmes, à droite.

D'ores et déjà, notre attention est captée par la centrale thermique d'Hornaing qui domine le paysage.

La Basse Vallée, à Hornaing et le Chemin Vert, à Hélesmes
La Basse Vallée, à Hornaing et le Chemin Vert, à Hélesmes
La Basse Vallée, à Hornaing et le Chemin Vert, à Hélesmes
La Basse Vallée, à Hornaing et le Chemin Vert, à Hélesmes
La Basse Vallée, à Hornaing et le Chemin Vert, à Hélesmes
La Basse Vallée, à Hornaing et le Chemin Vert, à Hélesmes
La Basse Vallée, à Hornaing et le Chemin Vert, à Hélesmes
La Basse Vallée, à Hornaing et le Chemin Vert, à Hélesmes

La Basse Vallée, à Hornaing et le Chemin Vert, à Hélesmes

Après 300 mètres en lisière sud d'Hornaing, nous prenons la direction du nord par l'ancien cavalier minier reliant jadis la fosse Audiffret-Pasquier au site occupé aujourd'hui par la centrale thermique. Nous aurons ainsi contourné Hornaing par l'ouest.

De la Nouvelle Cité à la rue Georges Dhénaut, à Hornaing
De la Nouvelle Cité à la rue Georges Dhénaut, à Hornaing
De la Nouvelle Cité à la rue Georges Dhénaut, à Hornaing
De la Nouvelle Cité à la rue Georges Dhénaut, à Hornaing
De la Nouvelle Cité à la rue Georges Dhénaut, à Hornaing
De la Nouvelle Cité à la rue Georges Dhénaut, à Hornaing
De la Nouvelle Cité à la rue Georges Dhénaut, à Hornaing
De la Nouvelle Cité à la rue Georges Dhénaut, à Hornaing
De la Nouvelle Cité à la rue Georges Dhénaut, à Hornaing

De la Nouvelle Cité à la rue Georges Dhénaut, à Hornaing

À l'extrémité du cavalier, nous suivons cette fois la lisière nord d'Hornaing par la rue Georges Dhénaut. Nous poursuivons ainsi jusqu'au carrefour avec la rue Blaise, où nous n'aurons jamais été aussi proches de la centrale. C'est donc le moment de vous en parler, non ?

Construite dans les années 1950 sur le site de l'ancienne fosse Heurteau, la centrale thermique d'Hornaing a produit de l'électricité à partir de charbon pendant plus d'un demi-siècle. Elle a notamment utilisé des produits récupérés sur les terrils du secteur, mais aussi du charbon importé. Elle a finalement cessé sa production en 2015, ne répondant plus aux normes environnementales devenues plus strictes. Un projet de conversion au gaz avait bien été envisagé, mais il a été abandonné en 2012.

Rue Georges Dhénaut, à Hornaing
Rue Georges Dhénaut, à Hornaing
Rue Georges Dhénaut, à Hornaing

Rue Georges Dhénaut, à Hornaing

Cap cette fois plein nord en direction de Wandignies-Hamage. Une petite route asphaltée nous conduit à travers champs jusqu'à la ligne ferroviaire Douai - Blanc-Misseron.

Mise en service en 1846, elle a accompagné le développement du bassin minier et sidérurgique du Valenciennois. Elle servait notamment au transport du charbon extrait des mines de la Compagnie des mines d'Anzin, mais aussi à l'acheminement des productions industrielles de Denain et des environs. Reliant Douai à Valenciennes puis à la frontière belge, elle constituait un axe majeur pour les échanges du territoire.

D'Hornaing vers Wandignies-Hamage
D'Hornaing vers Wandignies-Hamage
D'Hornaing vers Wandignies-Hamage
D'Hornaing vers Wandignies-Hamage

D'Hornaing vers Wandignies-Hamage

De l'autre côté de la voie ferrée, nous retrouvons un chemin de terre. En principe, il aurait fallu tourner à gauche au bout d'un kilomètre. Mais la perspective de marcher le long de la D 130 ne me réjouissant pas, j'ai préféré continuer tout droit et prendre à gauche au bout du chemin. On finit quand même par récupérer la départementale, mais on aura ainsi évité un kilomètre de marche sur celle-ci.

D'Hornaing vers Wandignies-Hamage
D'Hornaing vers Wandignies-Hamage
D'Hornaing vers Wandignies-Hamage
D'Hornaing vers Wandignies-Hamage
D'Hornaing vers Wandignies-Hamage
D'Hornaing vers Wandignies-Hamage
D'Hornaing vers Wandignies-Hamage
D'Hornaing vers Wandignies-Hamage

D'Hornaing vers Wandignies-Hamage

D'autant qu'il s'agit d'une route pavée !

Cette portion de route sur laquelle nous marchons porte par ailleurs un nom que seuls les amateurs de cyclisme — ce que je ne suis pas — pourraient connaître. Elle est baptisée « Secteur John Degenkolb », en hommage à ce coureur qui, par son implication, a permis le financement du Paris-Roubaix junior en 2019. Ce secteur pavé est le premier emprunté par l'épreuve.

Soyons toutefois de bon compte, il doit être plus facile d'y marcher que d'y rouler à vélo !

Route d'Erre, à Wandignies-Hamage
Route d'Erre, à Wandignies-Hamage
Route d'Erre, à Wandignies-Hamage
Route d'Erre, à Wandignies-Hamage

Route d'Erre, à Wandignies-Hamage

La Traitoire, un affluent de la Scarpe, marque notre entrée dans Wandignies-Hamage. Après une longue ligne droite nous emmenant au centre du village, le parcours devient plus varié. Nous empruntons alors un sentier se glissant entre habitations et campagnes jusqu'à rejoindre la Scarpe canalisée.

De la Traitoire à la Scarpe canalisée, à Wandignies-Hamage
De la Traitoire à la Scarpe canalisée, à Wandignies-Hamage
De la Traitoire à la Scarpe canalisée, à Wandignies-Hamage
De la Traitoire à la Scarpe canalisée, à Wandignies-Hamage
De la Traitoire à la Scarpe canalisée, à Wandignies-Hamage
De la Traitoire à la Scarpe canalisée, à Wandignies-Hamage
De la Traitoire à la Scarpe canalisée, à Wandignies-Hamage
De la Traitoire à la Scarpe canalisée, à Wandignies-Hamage
De la Traitoire à la Scarpe canalisée, à Wandignies-Hamage

De la Traitoire à la Scarpe canalisée, à Wandignies-Hamage

Là, quatre longs kilomètres nous attendent sur le chemin de halage en direction de Hasnon, en passant par Warlaing qu'on aperçoit sur la rive opposée. De longs kilomètres, certes, mais pas ennuyeux pour autant quand on est attentif au paysage.

Le long de la Scarpe canalisée de Wandignies-Hamage à Hasnon
Le long de la Scarpe canalisée de Wandignies-Hamage à Hasnon
Le long de la Scarpe canalisée de Wandignies-Hamage à Hasnon
Le long de la Scarpe canalisée de Wandignies-Hamage à Hasnon
Le long de la Scarpe canalisée de Wandignies-Hamage à Hasnon
Le long de la Scarpe canalisée de Wandignies-Hamage à Hasnon
Le long de la Scarpe canalisée de Wandignies-Hamage à Hasnon
Le long de la Scarpe canalisée de Wandignies-Hamage à Hasnon
Le long de la Scarpe canalisée de Wandignies-Hamage à Hasnon
Le long de la Scarpe canalisée de Wandignies-Hamage à Hasnon
Le long de la Scarpe canalisée de Wandignies-Hamage à Hasnon
Le long de la Scarpe canalisée de Wandignies-Hamage à Hasnon

Le long de la Scarpe canalisée de Wandignies-Hamage à Hasnon

Nous finissons en tout cas par quitter la berge du cours d'eau pour gagner la rue Victor Renard, à Hasnon, à travers bois et campagnes. Ici, le GRP tourne normalement à droite. Mais, comme je vous disais en début d'article, j'ai procédé à un petit aménagement en fin d'étape pour pouvoir utiliser les transports en commun...

De la Scarpe canalisée à la rue Victor Renard, à Hasnon
De la Scarpe canalisée à la rue Victor Renard, à Hasnon
De la Scarpe canalisée à la rue Victor Renard, à Hasnon
De la Scarpe canalisée à la rue Victor Renard, à Hasnon

De la Scarpe canalisée à la rue Victor Renard, à Hasnon

En fait, c'est très simple ! Au lieu de tourner à droite, on remonte vers la gauche la rue Victor Renard jusqu'à la place Cataine, 1200 mètres plus loin. Là se trouve l'arrêt de bus. Pour prendre le bus ? Non, la voiture ! Mais ça, je vous l'explique au paragraphe « Comment rejoindre cette randonnée ? » ci-dessous.

Rue Victor Renard, à Hasnon
Rue Victor Renard, à Hasnon
Rue Victor Renard, à Hasnon

Rue Victor Renard, à Hasnon

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Vous voulez revivre cette randonnée en vidéo 3D ? C'est ci-dessous que ça se passe :

Appréciation du parcours :

Le pari du titre « Du charbon à l'acier » est assurément réussi ! Tout au long de cette étape, les témoignages de l'histoire minière et industrielle se succèdent : terrils, cités ouvrières, anciens cavaliers miniers, voies ferrées, installations sidérurgiques, soufflante et centrale thermique. Autant d'éléments qui permettent de mieux comprendre le rôle joué par le charbon dans le développement économique du territoire et, en particulier, dans l'essor de la sidérurgie.

Mais cette richesse historique ne se fait pas au détriment de la randonnée. Le parcours reste varié, alternant traversées urbaines, anciens sites industriels, chemins agricoles, villages et longues portions au bord de la Scarpe. Une étape qui associe donc parfaitement découverte du patrimoine et plaisir de marcher.

Comment rejoindre cette étape ?

Pour cette étape, j'ai choisi une solution assez simple. En début de journée, j'ai laissé ma voiture place Cataine, à Hasnon, à proximité de l'arrêt « Hasnon - Cataine ». De là, j'ai pris un transport scolaire qui m'a conduit jusqu'à l'Espace Villars, point de départ de la randonnée. Après m'être renseigné auprès de Transvilles, le chauffeur ne peut pas refuser la montée dans le bus.

Attention toutefois : ce transport étant scolaire, cette solution n'est possible qu'en période scolaire.

C'est en tout cas la solution que j'ai retenue et testée. Il existe peut-être d'autres possibilités, notamment si les 52 kilomètres de la boucle complète vous paraissent trop longs pour être parcourus en deux étapes, mais je ne les ai pas explorées.

L'autre solution, plus classique, consiste évidemment à disposer de deux voitures : en laisser une à l'arrivée et rejoindre le départ avec la seconde. Ce n'est pas la solution la plus écologique, mais elle a le mérite d'être simple et praticable en tout temps.

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Vous souhaitez parcourir cette étape ? Vous trouverez ci-dessous la trace GPX de l'itinéraire tel que je l'ai suivi :

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