Parce que randonner c'est la santé...

10 août 2026 - TBM - GRP 3.1 - De la mine au Louvre-Lens

Le résumé du randonneur pressé :

De Lens à Libercourt, cette première étape de la Boucle n° 3 nous entraîne sur les traces du passé minier du Pas-de-Calais. Après un départ urbain, les berges du canal de Lens nous offrent huit kilomètres d'une promenade particulièrement agréable, entre nature et vestiges de l'exploitation charbonnière.

À Courrières, nous rejoignons la Deûle avant de mettre le cap sur Oignies, où le passé minier se mêle au souvenir des heures tragiques de mai 1940. Puis les chemins forestiers nous accompagnent jusqu'à Libercourt, où une église à l'architecture surprenante vient clore cette première étape. Une belle entrée en matière qui donne envie de découvrir la suite de la boucle !


Et en détail :

Temps de lecture : 13 minutes

Quelques jours seulement après avoir parcouru l’Ostrevent à la découverte du Bassin minier Nord-Pas-de-Calais, nous voici cette fois au départ de la Boucle n° 3 « De la mine au Louvre-Lens ». Nous avons donc quitté le Nord pour rejoindre le Pas-de-Calais.

J’ai découpé cette boucle de 72 kilomètres en trois étapes. La première, aujourd’hui, nous conduit de la gare de Lens à celle de Libercourt, au terme d’une vingtaine de kilomètres. Que nous réserve ce parcours ? Eh bien, partons sans plus attendre !

10 août 2026 - TBM - GRP 3.1 - De la mine au Louvre-Lens

Au départ de la gare, le parcours est forcément urbain. Nous prenons la direction de l’église Saint-Léger, en passant devant l’ancien siège de la Banque de France, rue de la Paix. Si je m’arrête un instant sur ce bâtiment, c’est qu’il abrite notamment un musée immersif que je vous recommande vivement : Beng-Beng Theory.

Vous ne pourrez plus y rencontrer le président de Groland, puisqu’il est décédé, mais vous pourrez arpenter son bureau. Et il y a bien d’autres choses à voir ! Je ne vous en dis pas plus : allez-y !

De la gare à l'église Saint-Léger, à Lens
De la gare à l'église Saint-Léger, à Lens
De la gare à l'église Saint-Léger, à Lens
De la gare à l'église Saint-Léger, à Lens

De la gare à l'église Saint-Léger, à Lens

L’histoire de l’église Saint-Léger remonte au Xe siècle. Un nouvel édifice la remplaça toutefois au XVIIIe siècle, après l’effondrement du précédent. Mais puisque nous sommes ici pour parler de la mine, voici une anecdote intéressante : détruite pendant la Première Guerre mondiale, comme une grande partie de la ville, l’église fut reconstruite à l’identique. Enfin, presque ! Sa structure est désormais en béton armé afin de mieux résister aux éventuels affaissements miniers.

Eglise Saint-Léger, à Lens
Eglise Saint-Léger, à Lens
Eglise Saint-Léger, à Lens
Eglise Saint-Léger, à Lens

Eglise Saint-Léger, à Lens

Nous prenons la direction de Loison-sous-Lens. Un long parcours de près de 3 kilomètres nous fait longer la cité n° 1 de la Compagnie des mines de Lens, la plus importante compagnie houillère du Bassin minier Nord-Pas-de-Calais. Attention toutefois au balisage, parfois effacé, parfois carrément absent ! Mieux vaut donc garder la carte ou le GPS à portée de main.

Avant la découverte du charbon et la construction des cités qui accompagnèrent l’ouverture des fosses, Lens n’était encore qu’une petite ville. En 1851, elle comptait 2 796 habitants. Ils étaient déjà 31 812 en 1911 et 42 590 en 1962 !

En direction de Loison-sous-Lens en passant par la Cité n° 1, à Lens
En direction de Loison-sous-Lens en passant par la Cité n° 1, à Lens
En direction de Loison-sous-Lens en passant par la Cité n° 1, à Lens
En direction de Loison-sous-Lens en passant par la Cité n° 1, à Lens
En direction de Loison-sous-Lens en passant par la Cité n° 1, à Lens
En direction de Loison-sous-Lens en passant par la Cité n° 1, à Lens

En direction de Loison-sous-Lens en passant par la Cité n° 1, à Lens

La base de plein air de Loison-sous-Lens nous offre notre premier contact avec la nature. Aménagée sur un ancien marais, elle constitue un agréable endroit propice à la promenade. Ou à la pêche… Mais ça, c’est sans moi : quel ennui !

Base de plein air de Loison-sous-Lens
Base de plein air de Loison-sous-Lens
Base de plein air de Loison-sous-Lens
Base de plein air de Loison-sous-Lens

Base de plein air de Loison-sous-Lens

Presque sans transition, nous rejoignons les berges du canal de Lens, mieux connu sous le nom de canal de la Souchez par la population locale.

Construit au XIXe siècle pour transporter le charbon extrait des mines de Lens, il est alimenté par la Souchez à son extrémité sud. Au nord, il rejoint le canal de la Deûle, sur le territoire de Courrières.

Depuis la fin de l'activité minière, le canal n'est plus fréquenté par les péniches. À l'époque, celles-ci ne disposaient que d'un seul accès pour entrer dans le canal et en ressortir : le confluent avec la Deûle. Et c'est justement là que nous nous rendons...

Canal de Lens, à Loison-sous-Lens
Canal de Lens, à Loison-sous-Lens
Canal de Lens, à Loison-sous-Lens
Canal de Lens, à Loison-sous-Lens
Canal de Lens, à Loison-sous-Lens

Canal de Lens, à Loison-sous-Lens

Assez rapidement, après le pont à arc bow-string, nous apercevons sur l’autre rive le terril n° 94, Lavoir de Fouquières. Comme son nom l’indique, il est lié au lavoir central des mines de Courrières, mis en service en 1958. Celui-ci traitait notamment les schistes issus de l’exploitation minière, avant de cesser son activité en 1988.

Terril n° 94, Lavoir de Fouquières, à Noyelles-sous-Lens
Terril n° 94, Lavoir de Fouquières, à Noyelles-sous-Lens
Terril n° 94, Lavoir de Fouquières, à Noyelles-sous-Lens
Terril n° 94, Lavoir de Fouquières, à Noyelles-sous-Lens

Terril n° 94, Lavoir de Fouquières, à Noyelles-sous-Lens

Nous poursuivons ainsi notre chemin jusqu’au pont suivant. Entre-temps, nous avons quitté Loison-sous-Lens pour entrer sur le territoire d’Harnes.

Canal de Lens, à Harnes
Canal de Lens, à Harnes
Canal de Lens, à Harnes
Canal de Lens, à Harnes

Canal de Lens, à Harnes

Le pont nous donne l'occasion de passer sur l’autre rive du canal, où nous entrons dans le Parc des Berges de la Souchez. Ce parc de 300 hectares s’étend du marais de la Galance, à Loison-sous-Lens, jusqu’à Courrières, en longeant le canal. Une question s’impose alors : n’aurait-il pas été plus sympa de marcher depuis le début sur cette rive-ci du canal ?

Cela dit, dans tous les cas, nous n’aurions pu voir le carreau de la fosse 9/17 des mines de Courrières, situé à l’époque derrière le grand château d'eau blanc que nous ne pouvons manquer. Les lieux sont aujourd’hui occupés par un fabricant de portes…

Traversée du canal de Lens, à Harnes
Traversée du canal de Lens, à Harnes
Traversée du canal de Lens, à Harnes
Traversée du canal de Lens, à Harnes

Traversée du canal de Lens, à Harnes

Pendant 1 kilomètre, nous prenons un peu — mais juste un peu, hein ! — nos distances avec le canal pour découvrir le lagunage d’Harnes.

Aménagé sur un ancien terril, voici un endroit à la fois beau et utile puisqu’il travaille de concert avec la station d’épuration de Fouquières-lez-Lens afin d’optimiser l’assainissement des eaux déversées dans le canal de Lens. Des panneaux d’information expliquent le fonctionnement du site, notamment le rôle des éoliennes.

Malheureusement, le lagunage semble avoir beaucoup souffert de la canicule de cet été : l’eau est verte !

Parc des Berges de la Souchez et lagunage, à Harnes
Parc des Berges de la Souchez et lagunage, à Harnes
Parc des Berges de la Souchez et lagunage, à Harnes
Parc des Berges de la Souchez et lagunage, à Harnes
Parc des Berges de la Souchez et lagunage, à Harnes
Parc des Berges de la Souchez et lagunage, à Harnes
Parc des Berges de la Souchez et lagunage, à Harnes
Parc des Berges de la Souchez et lagunage, à Harnes

Parc des Berges de la Souchez et lagunage, à Harnes

Nous retrouvons le canal en direction de Courrières. La progression est très agréable, rythmée par les ponts. Le dernier sous lequel nous passons avant d’arriver à Courrières m'interpelle. Aujourd’hui désaffecté, ce pont ferroviaire permettait aux convois de la ligne Hénin-Liétard–Bauvin-Provin de franchir le canal de Lens.

Mise en service en 1879, cette ligne desservait notamment les secteurs miniers de Courrières et de Carvin. Elle transportait aussi des voyageurs, jusqu’à la suppression du service régulier en 1938. Le trafic marchandises disparut progressivement au cours des décennies suivantes.

Canal de Lens, à Courrières
Canal de Lens, à Courrières
Canal de Lens, à Courrières
Canal de Lens, à Courrières
Canal de Lens, à Courrières
Canal de Lens, à Courrières

Canal de Lens, à Courrières

L’arrivée à Courrières n’interrompt pas notre parcours nature. Les berges du canal ont heureusement été préservées du béton.

Mais le nom de Courrières évoque aussi une catastrophe qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne s’est pas produite sur le territoire de la commune…

Canal de Lens, à Courrières
Canal de Lens, à Courrières
Canal de Lens, à Courrières
Canal de Lens, à Courrières

Canal de Lens, à Courrières

⚒️ La catastrophe minière de Courrières

Le 10 mars 1906, une explosion dans plusieurs fosses de la Compagnie des mines de Courrières, situées à Billy-Montigny, Méricourt et Sallaumines, provoque la mort de 1 099 mineurs.

Cette catastrophe compte parmi les plus meurtrières de l’histoire minière européenne. Elle suscite une émotion considérable et contribue notamment à relancer les débats sur la sécurité dans les mines et les conditions de travail des mineurs.

Puis, après l’avoir côtoyé avec bonheur pendant 8 kilomètres, nous atteignons la confluence du canal de Lens avec le canal de la Deûle, l’une des plus anciennes et des plus importantes voies navigables du Nord, que nous avons déjà rencontrée à plusieurs reprises au cours de nos randonnées.

Confluence du canal de Lens avec le canal de la Deûle, à Courrières
Confluence du canal de Lens avec le canal de la Deûle, à Courrières

Confluence du canal de Lens avec le canal de la Deûle, à Courrières

La randonnée se poursuit vers l’est, le long du canal de la Deûle, rue du Lieutenant Giard. Un petit coron attire mon attention. Y avait-il ici une fosse ? Tout à fait, Thierry ! La fosse n° 8-16 des mines de Courrières se trouvait précisément à une centaine de mètres au sud du carrefour entre la rue et le chemin de halage, au-delà du coron.

Au sein de celui-ci, on peut encore observer la maison du directeur de la fosse. C’est la grande bâtisse sous les arbres, entourée d’un mur d’enceinte.

Canal de la Deûle, à Courrières
Canal de la Deûle, à Courrières
Canal de la Deûle, à Courrières
Canal de la Deûle, à Courrières

Canal de la Deûle, à Courrières

Nous nous engageons sur le chemin de halage. Au début, dans le bois sur notre droite — forcément, parce qu’à gauche, il aurait été dans l’eau ! — se trouvait le terril n° 210, 16-18 d’Oignies. Cette appellation s’explique par le rattachement de la fosse au Groupe d’Oignies après la nationalisation de 1946.

Mais la fosse possédait deux terrils. Le second, le terril n° 210A, 16-18 d’Oignies, se trouvait de l’autre côté du canal, au nord, dans l’actuelle zone industrielle du Château, à Carvin.

Une question me taraude alors : comment les schistes étaient-ils acheminés jusque-là ? Je n’ai trouvé aucune trace d’une ligne de chemin de fer reliant la fosse à ce terril. Un téléphérique, comme à Libercourt ? Celui qui me donnera la réponse aura toute ma considération. Sylvie ?

Canal de la Deûle, à Courrières
Canal de la Deûle, à Courrières
Canal de la Deûle, à Courrières
Canal de la Deûle, à Courrières

Canal de la Deûle, à Courrières

Cette fois, notre parcours le long du canal sera nettement plus bref. Après seulement 1,5 kilomètre, nous franchissons le pont de la Batterie, en direction d’Oignies. Un pont qui fut le théâtre de violents combats en mai 1940, avec des conséquences dramatiques pour les populations de Courrières et d’Oignies…

À la sortie du pont, je fais une infidélité au tracé du parcours : plutôt que de longer la D 46, où le trafic automobile est assez important, je choisis d’emprunter la rue du Pont de la Batterie, qui lui est parallèle.

Puis, après avoir surplombé la LGV Paris–Lille et l’autoroute A1, nous sommes accueillis à Oignies par un joli rappel du passé minier de la ville.

La D 46, à Courrières et Oignies
La D 46, à Courrières et Oignies
La D 46, à Courrières et Oignies
La D 46, à Courrières et Oignies
La D 46, à Courrières et Oignies
La D 46, à Courrières et Oignies

La D 46, à Courrières et Oignies

⚔️ Le pont de la Batterie et les tragiques journées de mai 1940

En mai 1940, alors que les troupes allemandes progressent dans le Nord de la France, le pont de la Batterie, entre Courrières et Oignies, devient un point stratégique. Des soldats français et britanniques y opposent une résistance acharnée pour ralentir l'avancée allemande et couvrir le repli des forces alliées vers Dunkerque.

Les combats se prolongent jusqu'au 27 mai. Malgré la résistance des défenseurs, les Allemands parviennent à franchir le canal en amont et en aval du pont. Les troupes alliées doivent finalement se replier.

La population civile paie un lourd tribut à ces événements. Les soldats allemands se livrent à de terribles représailles : incendies, destructions et exécutions sommaires. À Courrières, plusieurs dizaines de civils sont tués. Le 28 mai 1940, à Oignies, 80 habitants sont massacrés et des centaines de maisons sont incendiées.

En 1947, le président de la République Vincent Auriol inaugure à Oignies un mausolée en hommage aux victimes. La commune est reconnue comme ville martyre.

En route vers l’entrée du bois départemental des Hautois, nous nous retrouvons devant la villa « Les Floralies », à proximité du premier rond-point de l’avenue Fernand Darchicourt. Un panneau d’information apporte un éclairage supplémentaire sur les événements tragiques qui se déroulèrent ici en mai 1940.

À côté de cela, l’odeur pestilentielle qui règne à proximité de l’entrée du bois, provenant du site de collecte des déchets voisin, paraît presque insignifiante.

De la villa "Les Floralies" à l'entrée du bois des Hautois, à Oignies
De la villa "Les Floralies" à l'entrée du bois des Hautois, à Oignies
De la villa "Les Floralies" à l'entrée du bois des Hautois, à Oignies
De la villa "Les Floralies" à l'entrée du bois des Hautois, à Oignies

De la villa "Les Floralies" à l'entrée du bois des Hautois, à Oignies

C’est ici, à mon avis, que ceux qui ont imaginé cet itinéraire, à la FFRP, ont commis une petite erreur de parcours. Au lieu de nous faire emprunter la rue Jules Guesde pour rejoindre la D 306, à hauteur du collège Louis Pasteur, à Libercourt, il aurait été judicieux de prolonger le cheminement jusqu’au monument à Madame Declercq, à qui nous devons la découverte du charbon dans le Pas-de-Calais.

Certes, le monument est mentionné dans le TopoGuide, mais ce n’est qu’en écrivant ce récit que je me suis rendu compte que j’étais passé à proximité ! Un lecteur averti en vaut deux…

De la rue Jules Guesde, à Oignies jusqu'à la D 306, à Libercourt
De la rue Jules Guesde, à Oignies jusqu'à la D 306, à Libercourt
De la rue Jules Guesde, à Oignies jusqu'à la D 306, à Libercourt

De la rue Jules Guesde, à Oignies jusqu'à la D 306, à Libercourt

Après avoir suivi la D 306 vers l’est sur 300 mètres, nous devons entrer dans le bois d’Épinoy. Mais ma première tentative est infructueuse : à mon grand désespoir, je me retrouve bloqué après quelques mètres par la végétation.

Heureusement, alors que je me résous à contourner le bois par la droite, je découvre une ouverture dans la lisière ! L’entrée du chemin a été déplacée de quelques mètres ! Pour vous repérer, elle se trouve désormais en face des maisons situées de l’autre côté de la route.

D 306, entrée dans le bois d'Epinoy, à Libercourt
D 306, entrée dans le bois d'Epinoy, à Libercourt
D 306, entrée dans le bois d'Epinoy, à Libercourt
D 306, entrée dans le bois d'Epinoy, à Libercourt

D 306, entrée dans le bois d'Epinoy, à Libercourt

Le bois d’Épinoy, dernier bain de nature avant la ligne droite finale. Le chemin s’infiltre sur 1 300 mètres entre la cité de la Faisanderie et le terril n° 115, 2 du Téléphérique.

Comme son nom l’indique, ce terril était relié à la fosse n° 2 des mines d’Ostricourt par un téléphérique. Cela ne fait pas partie du parcours balisé, mais il est possible de grimper à son sommet, qui ne s'élève « qu'à » 47 mètres. Je vous y emmènerai lors d’une prochaine randonnée dont le parcours passe justement par là.

Bois d'Epinoy, à Libercourt
Bois d'Epinoy, à Libercourt
Bois d'Epinoy, à Libercourt
Bois d'Epinoy, à Libercourt
Bois d'Epinoy, à Libercourt
Bois d'Epinoy, à Libercourt

Bois d'Epinoy, à Libercourt

Nous débouchons du bois sur l’avenue Fernand Darchicourt. La gare est là, tout droit, encore invisible, mais elle ne tardera pas à apparaître. Je le sais !

En attendant, nous n’en avons pas fini avec les témoins de l’épopée minière. Comme la cité du Bois d’Épinoy, sur notre gauche, qui dépendait elle aussi de la fosse n° 2 des mines d’Ostricourt.

Et puis, il y a cette superbe et atypique église Saint-Henri, que j’ai eu le privilège de visiter à une autre occasion. Inaugurée en 1961, elle a été construite pour répondre aux besoins d’une population minière en pleine expansion, notamment d’origine polonaise.

Ses architectes, Jean-Frédéric Battut et Robert Warnesson, se sont inspirés du pavillon anglais de l’Exposition universelle de Bruxelles de 1958. Son architecture originale repose sur un plan constitué de deux octogones emboîtés, avec des murs en brique et une toiture en ardoise. L’église fait également partie des éléments du Bassin minier inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2012.

Avenue Fernand Darchicourt, église Saint-Henri et gare, à Libercourt
Avenue Fernand Darchicourt, église Saint-Henri et gare, à Libercourt
Avenue Fernand Darchicourt, église Saint-Henri et gare, à Libercourt
Avenue Fernand Darchicourt, église Saint-Henri et gare, à Libercourt

Avenue Fernand Darchicourt, église Saint-Henri et gare, à Libercourt

Voilà une belle manière de terminer cette étape riche en découvertes. Vivement la suite !

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Vous voulez revivre cette randonnée en vidéo 3D ? C'est à découvrir ci-dessous :

Appréciation du parcours :

Cette première étape de la Boucle n° 3 est une belle surprise. Le départ dans Lens présente quelques points d’intérêt, même si certains passages, notamment entre la cité n° 1 et la base de plein air de Loison-sous-Lens, ne sont pas particulièrement séduisants.

Mais à partir de cette dernière, et jusqu’au pont de la Batterie, c’est un véritable plaisir ! Bien que nous longions les canaux sur une bonne partie du parcours, je n’ai jamais ressenti la moindre monotonie. La nature est variée, les paysages agréables et le patrimoine minier ne manque pas d’intérêt.

La traversée d’Oignies apporte ensuite une autre dimension à la randonnée, avec les événements de mai 1940, avant un final tout aussi intéressant à Libercourt, entre le bois d’Épinoy, les cités minières et l’étonnante église Saint-Henri.

Au bout du compte, voilà une randonnée où l’on ne s’ennuie jamais. Il ne lui manque qu’un peu de dénivelé pour satisfaire les marcheurs les plus exigeants !

Comment rejoindre cette étape ?

Pour rejoindre cette étape, rien de plus simple : des trains relient régulièrement les gares de Lens et de Libercourt, en une quinzaine de minutes.

Pour ma part, j’ai laissé ma voiture à la gare de Libercourt afin de la retrouver à l’arrivée, puis j’ai pris le train jusqu’à Lens, point de départ de la randonnée. Enfin, pas celui que j’avais prévu : il m’est passé sous le nez ! Heureusement, le suivant m’a permis de rejoindre Lens sans autre difficulté.

Il est également possible d’effectuer le trajet en bus, mais il faut alors compter environ une heure.

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Vous souhaitez parcourir cette randonnée ? Vous trouverez ci-dessous la trace GPX de l'itinéraire tel que je l'ai suivi :

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