Parce que randonner c'est la santé...
Le résumé du randonneur pressé :
Ce samedi 31 octobre 2026, retour à Ham-en-Artois pour la troisième édition de la Marche de la Mort. Au programme : 51,5 km, 1700 participants, du brouillard, du soleil, du vent glacial, quelques belles côtes et surtout de belles rencontres. Départ à 8h23, arrivée à 19h43, soit 11 h 20 pour venir à bout du parcours. Cette année encore, j'en suis revenu vivant ! 😅
Mais mes nouvelles chaussures et ma hanche droite m'ont quelque peu compliqué la tâche. Une belle aventure partagée avec Marie-Laurence, et une nouvelle fois la satisfaction d'être allé au bout. Quant à revenir l'année prochaine ? Euh… on en reparlera !
Le récit complet :
Avant le départ
Le réveil sonne à 5h30. Pas vraiment en forme, comme l'année dernière d'ailleurs. Visiblement, mon organisme n'a toujours pas compris qu'il était censé se préparer à une journée de plus de 50 kilomètres !
Je prends Olivier et Laëtitia en route pour Ham-en-Artois. Cette dernière n'est pas franchement au mieux non plus. Depuis mai, elle n'a fait qu'une seule randonnée d'une dizaine de kilomètres. Elle n'avait d'ailleurs pas prévu de participer cette année, avant de changer d'avis à la dernière minute. Ça promet !
Comme je m'étais arrangé avec Marie-Laurence, avec qui j'avais terminé l'édition précédente, nous décidons de faire la marche ensemble. Elle nous retrouvera au départ.
Le départ
À notre arrivée, une longue file s'est déjà formée pour récupérer les dossards. L'organisation prend un peu de retard et le départ sera finalement donné plus tard que prévu.
Nous prenons place dans le sas 4, tout au bout de la file des 1700 participants. C'est un choix parfaitement assumé. Je n'ai aucune envie de me faire bousculer par les amateurs de chronos qui voudraient transformer cette randonnée en compétition. Mon ambition est beaucoup plus modeste : terminer avant 22 heures.
Marie-Laurence nous rejoint et, à 8h23, le départ est enfin donné devant l'église Saint-Sauveur de Ham-en-Artois. Ham'Ageddon et une foule de familles et d'amis nous accompagnent de leurs encouragements. C'est parti pour 51,5 kilomètres !
Cette année, pas d'ordre de la présidente de Petites Mains Grand Cœur ni de mission associative à accomplir. Je marche pour le plaisir du défi personnel, mais aussi en pensant à tous ceux qui m'étaient chers et qui ne sont aujourd'hui plus là.
Une météo à ne plus savoir comment s'habiller
Un épais brouillard recouvre toute la région. Il fait froid et nous sommes bien contents d'être en mouvement.
Vers 11h30, le soleil fait son apparition et la température grimpe rapidement. Je me retrouve en tee-shirt, mais mon pantalon transforme mes jambes en étuve. Au soleil, il fait presque trop chaud. À l'ombre, en revanche, le froid se rappelle à nous. L'après-midi, un vent glacial vient encore compliquer les choses.
Je regarde avec une certaine perplexité quelques participantes qui marchent en brassière, les bras complètement découverts. Mais comment font-elles ? Nous ne devons décidément pas avoir le même thermostat !
À la tombée de la nuit, le vent finit par tomber. Je peux remettre toutes mes couches et la gestion de la température devient enfin un peu plus simple.
Un parcours et une ambiance au top
Côté parcours, une belle surprise ! Je connais bien le secteur pour y avoir déjà randonné à plusieurs reprises, notamment lors de mon passage sur la Via Francigena. Pourtant, je découvre encore quelques chemins qui m'étaient inconnus.
Le tracé laisse une belle place aux chemins, avec relativement peu de portions asphaltées. Le terrain est également bien moins boueux que je ne l'avais imaginé. Si j'avais su, j'aurais chaussé mes habituelles chaussures de randonnée ! Mes nouvelles chaussures à tige haute me font souffrir au niveau des tibias, le haut des tiges venant frotter à chaque pas. Et ce n'est pas le seul désagrément de la journée : ma hanche droite, déjà douloureuse depuis quelques semaines, commence sérieusement à se manifester sur les derniers kilomètres.
Il y a aussi quelques belles côtes qui laisseront certainement des souvenirs à certains participants !
Tout au long du parcours, des panneaux en ch'ti, signés Les Tiotes Histoires ed Tata Croq' et Tonton Pat, nous encouragent avec humour. Ham'Ageddon n'est pas en reste avec ses messages qui jouent avec la mort pour la rendre un peu moins dramatique.
Et puis il y a les familles, installées ici et là pour encourager leurs proches, mais aussi les parfaits inconnus que nous sommes. Une mention particulière aux enfants qui se prêtent volontiers au jeu, en nous faisant la hola ou en nous applaudissant sur notre passage. Ces petites attentions font vraiment plaisir.
De belles rencontres
Comme lors de la précédente édition, la première moitié du parcours se déroule en procession. Puis la file s'étire, les groupes se forment et se défont. On dépasse, on se fait dépasser et, finalement, on retrouve souvent les mêmes visages.
Marie-Laurence, elle, a une occupation supplémentaire : ramasser les déchets abandonnés sur les chemins, je l'espère involontairement, par certains participants. Heureusement, ils ne sont pas très nombreux. Mais elle mérite bien une médaille pour son engagement en faveur de la propreté des sentiers !
Au fil des kilomètres, nous faisons de belles rencontres et échangeons avec des marcheurs venus d'horizons différents. La majorité des participants sont des femmes, et beaucoup vont chercher au fond d'elles-mêmes les ressources nécessaires pour arriver au bout.
Je garde notamment le souvenir d'un couple venu de Valenciennes. Ils ne randonnent jamais et madame a eu la malicieuse idée d'entraîner monsieur dans cette aventure, presque à son insu. J'ai un immense respect pour ces participants qui se lancent dans un tel défi sans forcément avoir l'habitude de marcher.
Ce sont aussi ces rencontres éphémères qui font la richesse de ce genre d'événement. Des personnes que l'on croise un jour, avec lesquelles on partage quelques kilomètres et quelques sourires, et que l'on ne reverra probablement jamais.
À côté de cela, il y a les performers, venus pour le chrono. Certains sont déjà dans leur bain ou sous la douche alors que la majorité des participants est encore en train de souffrir sur les chemins. Chacun son plaisir !
Les derniers kilomètres
La journée avance et les kilomètres commencent à peser. Nous dépassons encore plusieurs participants dans les derniers kilomètres. Puis, à deux ou trois kilomètres de l'arrivée, nous ne voyons plus personne devant nous. Forcément, ils sont tous derrière ! 🤭 Marie-Laurence et moi avons alors presque l'impression d'être seuls au monde, accompagnés de quelques rescapés.
Les trois derniers kilomètres nous paraissent interminables. Trente kilomètres, peut-être ? Nous avons beau avancer, l'arrivée semble ne jamais vouloir se montrer. La fatigue est bien présente, ma hanche droite me fait souffrir et mes tibias ne sont pas beaucoup plus contents. Marie-Laurence, elle, s'accroche. Elle souffre en silence, imperturbable, et ne lâche rien. Nous tenons bon tous les deux !
À 19h43, nous retrouvons enfin l'église Saint-Sauveur. 51,5 kilomètres accomplis, 11 heures et 20 minutes après notre départ. Enfin, c'est la distance officielle ! Car les compteurs ne sont pas tout à fait d'accord : 50,6 km selon Visorando, 52,10 km selon ma Garmin et même 52,26 km sur celle de Laëtitia. À chacun sa vérité !
Nous sommes fiers d'être allés au bout, une nouvelle fois.
Merci aux organisateurs
Un grand merci à Julien et à toute l'équipe de Ham'N tes baskets pour cette belle organisation. Une pensée particulière pour les nombreux bénévoles mobilisés toute la journée, aux carrefours pour assurer notre sécurité ou aux ravitaillements.
Merci également aux cornemuseurs, aux fanfares municipales qui ont animé le parcours et les haltes, ainsi qu'à toutes les familles et tous les enfants qui nous ont encouragés. Et bien sûr, merci à Ham'Ageddon pour ses messages et son humour noir tout au long de cette aventure.
Cette année, la Marche de la Mort soutenait deux associations : Apolline, une leçon de vie et Le SED, Emma et Clément. Une belle initiative que je tiens également à saluer.
Enfin, merci à Marie-Laurence pour sa compagnie et sa bonne humeur, sans oublier son opération de nettoyage des chemins !
Un grand bravo également à Olivier et Laëtitia, qui ont eux aussi franchi la ligne d'arrivée. Une mention toute particulière pour Laëtitia, qui n'avait pratiquement pas randonné depuis le mois de mai et qui s'est pourtant lancée dans ce défi de 51,5 km. Sa volonté et sa détermination forcent mon admiration. Elle peut être fière de ce qu'elle a accompli !
Et maintenant ?
Deux participations, deux arrivées. Mais je crois que mes jambes ont suffisamment donné pour cette année. Mes chaussures à tige haute ont d'ailleurs quelques explications à me fournir et ma hanche droite réclame manifestement un peu de repos.
J'avais déjà annoncé l'année dernière que je ne savais pas si je reviendrais. Cette fois, je suis presque certain de ne pas remettre ça en 2027.
Enfin… presque ! Mouah Ah Ah...
Prochaines éditions
Mais vous, vous souhaitez participer aux prochaines éditions ? La Marche de la Mort vous attend ici !
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