20 Juillet 2021
Après deux semaines passées en juin sur la Via Francigena sous un soleil de plomb, retour dans les Weppes sous un ciel de pluie qui n'en finit pas, en ce mois de juillet pourri. Alors, quand soudain le ciel se fait clément, on ne rate pas l'occasion de sauter dans ses chaussures de randonnée.
Je ne vous emmène pas cette fois en terre inconnue - certainement pas pour les randonneurs de l'agglomération lilloise - mais je vous propose une démarche particulière.
Que vous n'ayez pas de moyen de transport personnel, ou que vous souhaitiez vous lancer dans une démarche éco-responsable, pourquoi ne pas utiliser les transports en commun pour partir randonner ? C'est en tout cas ce que je vous propose avec cette randonnée de gare en gare.
Nous allons ainsi relier aujourd'hui la gare de Wavrin à la gare de Don-Sainghin en passant par le site des Ansereuilles et en terminant par le parc de La Louvière à Don.
Devant me rendre sur place en voiture, je comptais la laisser à l'arrivée, à la gare de Don-Sainghin donc et, de là, prendre le train jusque Wavrin. Mais un retard à l'allumage dans mon organisation fait que je trouve préférable de laisser ma voiture au départ, à la gare de Wavrin. Et j'aviserai à l'arrivée pour aller la récupérer. (Voir paragraphe Organisation en fin d'article)
Bon, et si nous nous mettions en route ?
Tournant le dos à la gare de Wavrin, depuis la Place de la Gare, nous empruntons la rue Vincent Auriol vers la droite. J'ai choisi cette rue parce qu'elle est moins fréquentée que la rue Achille Pinteaux qui lui est parallèle. Mais si vous vouliez en profiter pour faire un peu de lèche-vitrines, préférez cette dernière.
Dans le prolongement de la rue Vincent Auriol, après le carrefour avec la Rue Voltaire, on poursuit pendant cent-vingt mètres sur le Sentier de l'Orphelinat. Là, on bifurque à gauche dans un petit sentier sans nom s'infiltrant entre les maisons.
Le petit sentier débouche dans la rue Achille Pinteaux. Ici, on tourne à gauche puis directement à droite dans la rue du Maréchal Leclerc.
Dans le coude, au bout de la rue, on continue tout droit quelques mètres pour emprunter un petit sentier sous les arbres, à droite.
On se retrouve ainsi dans une petite résidence calme et sympathique, rue des Saules. On continue alors dans la rue du Grand Coin avant de rejoindre la rue Léon Gambetta qu'on emprunte vers la gauche.
On aura de cette façon traversé Wavrin par des rues calmes et sans grand trafic automobile.
Un peu plus loin dans la rue Léon Gambetta, un terrain de football nous ouvre ses portes. Nous passons le portique et contournons le terrain par la gauche.
Nous entrons à ce moment sur le site des Ansereuilles, un de ceux composant le Parc de la Deûle.
Au bout d'une centaine de mètres, nous traversons la Rigole du Nord. L'occasion de toujours s'émerveiller devant de mignons canetons batifolant avec maman sur le cours d'eau.
Rigole du Nord, site des Ansereuilles, à Wavrin
On continue le chemin tout droit jusqu'à arriver à une intersection avec la rue Léon Gambetta, à droite, et la rue de la Passerelle, à gauche.
Nous traversons la route et prenons à gauche pour longer sur le sentier la rue de la Passerelle. Jusqu'à un parking que nous traversons vers la droite.
Nous parcourons alors le Marais de Lattre sur un petit sentier entrecoupé de passerelles en bois. A mon avis, un des plus beaux endroits du site des Ansereuilles !
Après les passerelles, le chemin s'élargit quelque peu. On sert à gauche pour longer les étangs mais on ne s'engage pas sur la grande passerelle. On se contente de l'admirer de loin - ou de près si vous y tenez - car à sa hauteur on continue vers la droite pour rejoindre l'allée principale du site des Ansereuilles.
On tourne alors à gauche sur l'allée principale du site des Ansereuilles pour rejoindre le canal de la Deûle.
On ne s'en rend forcément pas compte puisqu'il n'y a pas de panneau mais à mi-chemin entre l'intersection et le canal, on passe de la commune de Wavrin à celle d'Allennes-les-Marais. C'est sans doute un détail pour vous...
On suit le chemin du Halage vers la gauche...
Quelques mètres après le pont des Ansereuilles, soit le premier sous lequel nous passons, nous obliquons à gauche dans un étroit sentier qui rejoint la Rigole du Nord.
Ici, je vous avouerai mon incompréhension totale. Ce sentier est magnifique et offre littéralement un bain de nature. La végétation y est magnifique et on bénéficie de vues splendides sur le cours d'eau et pourtant tout le monde reste scotché sur le chemin de halage ! Bon, ceci dit, c'est très bien ainsi. Au moins, on ne se marche pas sur les pieds et on continue à profiter du calme.
À un moment, on fait face à une clôture. Pas de panique, une chicane permet de la franchir à chaque extrémité de la prairie sans devoir l'escalader.
La prairie traversée, nous continuons tout droit le sentier qui longe cette fois, bizarrerie cartographique, la Tortue. C'est pourtant toujours le même cours d'eau !
Jusqu'à revenir sur le chemin du Halage...
On continue le chemin du Halage vers la gauche jusqu'au pont de Wavrin et on monte les escaliers juste avant le pont pour traverser le canal de la Deûle.
On en profite pour admirer les péniches. Tiens... la Viking en marche arrière... Bizarre...
Après le pont, on continue la rue Georges Clémenceau vers la gauche. Au bas de la rampe, on tourne franchement à gauche dans la rue du Bac pour rejoindre le chemin de halage et repasser sous le pont.
C'est sûr, avant le pont, seul un bac permettait ici la traversée du canal, mais quand a-t-il cessé son activité ? Mystèèèère...
La berge sud du canal de la Deûle, sur les territoires de Gondecourt et Herrin, est intéressante à plus d'un titre. Comme elle n'est pas bétonnée, la végétation y est exubérante. Est-ce pour cette raison qu'elle est aussi moins fréquentée que la rive nord ?
De plus, dans l'après-midi, aux heures les plus chaudes de la journée, les arbres qui la bordent offrent un couvert appréciable. Si vous envisagiez de parcourir cette randonnée en sens inverse, tenez compte des conditions météorologiques et de votre heure de départ.
Mille cinq-cents mètres après le pont de Wavrin, ou trois-cents mètres avant celui des Ansereuilles - désolé, je n'ai pas de point de repère à vous donner -, un passage s'ouvre dans la lisière du bois. Des billes de bois ont été disposées au sol pour en faciliter l'accès mais on pourrait facilement manquer de les voir.
On s'engouffre donc dans ce petit chemin qui suit la Naviette d'Herrin. Bon, ceci dit, on a de la peine à la voir. Et on suit ce chemin jusqu'à la sortie du bois.
La nature est ici sauvage à souhait. Ca donne déjà une idée de ce qui nous attend.
Un petit sentier monte à droite dans la végétation et aboutit dans une clairière où la nature sauvage règne en maître. S'il n'y avait quelques aventuriers comme moi pour y passer, le sentier aurait probablement déjà disparu. Ce serait dommage tant on se sent là comme hors du temps et du monde.
S'il est à peine visible sur les photos, il l'est plus en réalité. Une fois dans la clairière, on le suit vers la gauche jusqu'au bout de la clairière.
Là, aujourd'hui, je bifurque à gauche au bout de la clairière, jusqu'à un escalier en bois qui descend dans les champs. Mais juste avant l'escalier, je prends le petit sentier à droite qui me ramène au chemin de halage en longeant en hauteur la Naviette d'Allennes.
Ce sentier est toutefois très envahi par la végétation. Des ronces ont poussé en travers et il est bordé d'orties aussi hautes qu'un adulte. Bref, à moins d'avoir tous les membres couverts, on n'y prend guère de plaisir.
Je vous recommande donc, au bout de la clairière, de tourner à droite sur le sentier qui vous ramènera lui aussi tout droit jusqu'au chemin de halage. A part deux ou trois courts passages, ce sentier est beaucoup plus praticable.
Revenus sur le chemin de halage, on continue la randonnée vers la gauche. Quelques mètres après être passés sous le pont des Ansereuilles, un petit sentier nous emmène sur une voie parallèle au chemin de halage.
Des travaux de stabilisation de la berge actuellement en cours vous oblige d'ailleurs à le prendre. Mais prévus pour être terminés au 30 juin, il est possible que la berge soit de nouveau accessible lors de votre passage.
Prenez dans tous les cas ce petit sentier parallèle. On évolue dans une sorte de boyau végétal, c'est hyper fun ! En tout cas, moi j'adore !
De retour sur le chemin de halage, on fait cinq mètres vers la gauche avant d'à nouveau rentrer dans le bois. Cette nouvelle incursion est beaucoup plus courte que la précédente mais toujours aussi belle.
Au bout du sentier, nous retrouvons le chemin de halage. Asphalté, cette fois.
Nous le suivons pendant un petit kilomètre avant de trouver sur notre gauche une double volée d'escaliers en bois. Nous les escaladons.
Nous nous retrouvons en réalité sur le circuit des Marlettes, reconnaissable par son balisage jaune.
Au bout de la clôture, après être descendu du talus, nous prenons à droite. Le sentier longe dans un premier temps la lisière du bois avant de s'y enfoncer. C'est pour moi un des plus beaux passages de la randonnée.
Quand on approche du bout du chemin, une grille nous laisse penser que l'accès est fermé. Pas de panique, un passage est aménagé sur la droite.
La grille franchie, nous prenons à droite le long du champ pour rentrer à nouveau dans le bois. On tient ensuite tout le temps la gauche pour continuer sur un sentier parallèle qui domine le chemin de halage. Nous sommes alors au Paradis, au sens propre qu'au sens figuré !
À la sortie du bois, on redescend sur le chemin de halage et on se dirige vers l'écluse de Don...
Un peu avant l'écluse, on bifurque à gauche dans la rue de l'Egalité et on file tout droit au cimetière. Enfin... Vous m'aurez compris, hein !
Au premier carrefour, celui entre la rue de l'Egalité et la rue Lucie Boyeldieu, on aura une pensée pour cette dame, Lucie Boyeldieu, et tous ceux qui un jour donnèrent leur vie ou se mirent en danger pour sauver celle des autres.
Lucie Boyeldieu était, en 1944, l'épouse d'un employé de la gare de Don-Sainghin. En septembre 1944, devant les actions répétées des résistants français, les Allemands se préparèrent, en représailles, à incendier totalement le village de Don. Ils avaient déjà fusillé quatre villageois et menaçaient d'en abattre deux-cents autres !
Originaire de Bavière, comme le commandant du détachement allemand, elle alla seule parlementer avec lui et réussit à le convaincre de ne pas mettre son funeste projet à exécution. C'est ainsi que, depuis 2003, en son honneur, cette rue porte son nom.
Juste avant le cimetière - ça peut encore bien attendre avant qu'on y aille -, on pénètre dans le parc de La Louvière.
Le site de La Louvière fait partie de la chaîne des parcs qui constitue le Parc de la Deûle. Aménagé en 1990 sur un ancien bras de la Deûle, il occupe une superficie de dix hectares et comporte trois étangs. Une saulaie s'y est développée spontanément et, bien sûr, l'endroit a été colonisé par une flore et une faune riches et variées.
On prend sur la gauche du grand étang, celui que nous découvrons en premier. Au bout de cet étang, on continue vers la gauche sur le chemin en gravillons pour passer sur le côté droit de deux plus petits étangs. Et on suit ce chemin jusqu'à revenir au bord du canal de la Deûle.
On passe le long de l'écluse et, après avoir dépassé la rue de l'Egalité, on prend le sentier à droite qui nous permet de monter sur le pont de Don.
Il ne nous reste plus qu'à rejoindre la gare de Don-Sainghin en passant devant l'église de l'Immaculée Conception érigée en 1758 et en contournant le terrain de sport par la droite. La gare se trouve un peu plus loin après l'ancienne écluse.
Ah, tiens, c'est vrai, il faut que je récupère ma voiture ! Bon, le premier train arrive dans trois quarts d'heure. C'est plus qu'il m'en faut pour parcourir les trois kilomètres et quelques qui nous séparent de la gare de Wavrin. Allez, j'y vais à pied.
Mais je ne vous le conseille pas ! On longe sur le trottoir une route très fréquentée, sans aucun charme. Ce serait dommage que ce soit l'image que vous gardiez finalement de cette randonnée.
Si on pouvait y ajouter un peu de relief, voilà une randonnée comme je les aime ! On y trouve de tout : de l'eau, des bois, des champs, des paysages variés. Bien sûr, il y a Wavrin et Don mais qu'on traverse par des rues peu fréquentées.
À part entre les naviettes d'Herrin et d'Allennes où ils mériteraient d'être entretenus ou plus fréquentés, les chemins sont aisément praticables en tout temps. Il n'y a que le long de la Rigole du Nord et de la Tortue où cela peut s'avérer boueux après un épisode pluvieux mais, pour y être déjà passé en de telles circonstances, ça reste raisonnable.
Bref, une randonnée où il y a beaucoup de plaisir à prendre !
Organisation
Evidemment, ce genre de démarche demande un peu d'organisation et la première chose à faire est de vérifier les horaires des trains sur le site de la SNCF.
Pas de train à votre convenance ? La ligne 61 Lomme Saint-Philibert - La Bassée d'Ilevia, ou 61R (R pour Réservation) le week-end, dessert les deux gares (Wavrin église dans le sens Don-Sainghin - Wavrin).
Vous devez ou voulez quand même vous rendre sur place en véhicule personnel ? Alors, privilégiez de laisser votre véhicule à l'arrivée et de rejoindre le départ en train ou en bus, vous pourrez vous accorder tout le temps voulu pour effectuer le parcours.
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Vous souhaitez faire cette randonnée ? Ci-dessous, vous la trouverez telle que je l'ai publiée sur Visorando.
Par rapport au récit ci-dessus, j'y ai toutefois apporté deux modifications. Le passage entre les deux Naviettes et le parcours dans le Parc de La Louvière correspondent à ce qui est décrit dans la randonnée du 22 juillet.
De gare en gare : Wavrin - Don-Sainghin via Les Ansereuilles
De gare en gare : Wavrin - Don-Sainghin via Les Ansereuilles. Fiche de randonnée gratuite avec descriptif et carte IGN ou topographique au 1:25000 au format PDF. D'autres circuits de randonnée sont
https://www.visorando.com/randonnee-de-gare-en-gare-wavrin-don-sainghin-via-/
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